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Unir le Ciel et la Terre
1er trimestre 2026
2 - L’action de grâces et la prière
Du 3 au 9 janvier 2025
Samedi après-midi
Lecture de la semaine:
, , , , 1 Pi 1:4, , .
Verset à mémoriser:
« Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus Christ » (, LSG)
Paul débute intentionnellement ses Épitres par des paroles de salutation et de reconnaissance. Il écrit par exemple: « que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père! Nous rendons grâces à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ » (, LSG).
Tout comme Paul, nous avons de multiples raisons de témoigner notre reconnaissance.
Nous avons été profondément touchés par la grâce divine — d’une manière si extraordinaire qu’elle échappe même à la compréhension des anges. Il en est de même pour le don de la paix de Dieu, qui signifie à la fois une harmonie retrouvée avec Lui et l’espérance qui découle de Son amour.
Sur le plan humain, il nous est possible d’exprimer notre reconnaissance envers les autres et espérer que les gens nous soient reconnaissants pour les choses que nous faisons pour eux. Les parents, par exemple, prient pour que leurs enfants aiment Dieu et reconnaissent un jour, sinon immédiatement, les sacrifices consentis en vue de leur offrir la meilleure éducation possible. Toutefois, en tant qu’êtres humains, nous commettons bien des erreurs, qui devraient être autant d’occasions d’apprentissage.
Cette semaine, nous nous pencherons sur les paroles introductives d’action de grâce set de prière dans les lettres de Paul aux Philippiens et aux Colossiens. Ces textes recèlent des enseignements capables d’enrichir et de fortifier notre propre vie de prière.
, , , , 1 Pi 1:4, , .
Verset à mémoriser:
« Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus Christ » (, LSG)
Paul débute intentionnellement ses Épitres par des paroles de salutation et de reconnaissance. Il écrit par exemple: « que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père! Nous rendons grâces à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ » (, LSG).
Tout comme Paul, nous avons de multiples raisons de témoigner notre reconnaissance.
Nous avons été profondément touchés par la grâce divine — d’une manière si extraordinaire qu’elle échappe même à la compréhension des anges. Il en est de même pour le don de la paix de Dieu, qui signifie à la fois une harmonie retrouvée avec Lui et l’espérance qui découle de Son amour.
Sur le plan humain, il nous est possible d’exprimer notre reconnaissance envers les autres et espérer que les gens nous soient reconnaissants pour les choses que nous faisons pour eux. Les parents, par exemple, prient pour que leurs enfants aiment Dieu et reconnaissent un jour, sinon immédiatement, les sacrifices consentis en vue de leur offrir la meilleure éducation possible. Toutefois, en tant qu’êtres humains, nous commettons bien des erreurs, qui devraient être autant d’occasions d’apprentissage.
Cette semaine, nous nous pencherons sur les paroles introductives d’action de grâce set de prière dans les lettres de Paul aux Philippiens et aux Colossiens. Ces textes recèlent des enseignements capables d’enrichir et de fortifier notre propre vie de prière.
La communion dans l’Évangile
Lisez . De quoi Paul est-il reconnaissant? Quelles assurances donne-t il aux Philippiens, et en quoi sont-elles importantes?
Paul est à l’origine de la fondation de l’Église de Philippes, et cette proximité se reflète dans la chaleur de sa lettre. Bien qu’éloigné de plusieurs centaines de kilomètres, et malgré ses chaines, Paul garde l’assemblée dans son cœur. Il exprime un profond attachement, allant jusqu’à dire qu’il les chérit « avec la tendresse de Jésus Christ » (, LSG). Sa prière d’action de grâces pour eux révèle une profondeur de lien spirituel, qui rappelle l’intercession du Christ pour nous dans le sanctuaire céleste.
Dans l’Ancien Testament, le souverain sacrificateur portait sur sa poitrine douze pierres représentant les tribus d’Israël, symbole du peuple qu’il portait « sur son cœur » lorsqu’il intercédait devant Dieu (, LSG). De manière infiniment supérieure, Jésus, notre souverain sacrificateur céleste, porte nos noms devant le Père. Il est intéressant de noter que la formulation de est ambigüe, sou- lignant la relation étroite entre Paul et les Philippiens. On l’interprète généralement comme le souvenir que Paul garde des Philippiens dans sa prière. Toutefois, il pourrait aussi s’agir du souvenir que les Philippiens ont de lui. Dans les deux cas, cette ambigüité souligne la profonde réciprocité de leur relation, exprimée par le terme grec koinonia, souvent traduit par « communion fraternelle ». Paul, qui a communié aux souffrances du Christ (), souligne que les Philippiens ont pris part (grec: sunkoin?ne?) à ses propres épreuves, notamment en soutenant financièrement son ministère ().
Cette solidarité constante, « depuis le premier jour jusqu’à maintenant » (), le conduit à remercier Dieu et à prier pour eux avec « joie » ().
Même sa captivité est abordée de façon positive: elle lui permet « la défense et la confirmation de l’Évangile » (, LSG). Ces termes juridiques suggèrent un procès imminent, mais ils révèlent aussi que Paul continue d’annoncer l’Évangile à ses gardiens et à ses visiteurs. Défendre l’Évangile (grec apologia) contre les attaques et confirmer ses vérités éternelles sont toutes deux essentielles pour Paul. Il se préoccupe moins de son avenir personnel que de la vérité et de la diffusion de l’Évangile. Qu’il vive ou qu’il meure, Paul est confiant que Dieu achèvera la « bonne œuvre » qu’il a commencée en tous ceux qui croient en Lui ().
Comment comprenez-vous la promesse que Dieu achèvera en vous la « bonne œuvre » ()?
Que signifie cela? Cette œuvre prendra-t-elle fin avant la seconde venue?
Lisez . De quoi Paul est-il reconnaissant? Quelles assurances donne-t il aux Philippiens, et en quoi sont-elles importantes?
Paul est à l’origine de la fondation de l’Église de Philippes, et cette proximité se reflète dans la chaleur de sa lettre. Bien qu’éloigné de plusieurs centaines de kilomètres, et malgré ses chaines, Paul garde l’assemblée dans son cœur. Il exprime un profond attachement, allant jusqu’à dire qu’il les chérit « avec la tendresse de Jésus Christ » (, LSG). Sa prière d’action de grâces pour eux révèle une profondeur de lien spirituel, qui rappelle l’intercession du Christ pour nous dans le sanctuaire céleste.
Dans l’Ancien Testament, le souverain sacrificateur portait sur sa poitrine douze pierres représentant les tribus d’Israël, symbole du peuple qu’il portait « sur son cœur » lorsqu’il intercédait devant Dieu (, LSG). De manière infiniment supérieure, Jésus, notre souverain sacrificateur céleste, porte nos noms devant le Père. Il est intéressant de noter que la formulation de est ambigüe, sou- lignant la relation étroite entre Paul et les Philippiens. On l’interprète généralement comme le souvenir que Paul garde des Philippiens dans sa prière. Toutefois, il pourrait aussi s’agir du souvenir que les Philippiens ont de lui. Dans les deux cas, cette ambigüité souligne la profonde réciprocité de leur relation, exprimée par le terme grec koinonia, souvent traduit par « communion fraternelle ». Paul, qui a communié aux souffrances du Christ (), souligne que les Philippiens ont pris part (grec: sunkoin?ne?) à ses propres épreuves, notamment en soutenant financièrement son ministère ().
Cette solidarité constante, « depuis le premier jour jusqu’à maintenant » (), le conduit à remercier Dieu et à prier pour eux avec « joie » ().
Même sa captivité est abordée de façon positive: elle lui permet « la défense et la confirmation de l’Évangile » (, LSG). Ces termes juridiques suggèrent un procès imminent, mais ils révèlent aussi que Paul continue d’annoncer l’Évangile à ses gardiens et à ses visiteurs. Défendre l’Évangile (grec apologia) contre les attaques et confirmer ses vérités éternelles sont toutes deux essentielles pour Paul. Il se préoccupe moins de son avenir personnel que de la vérité et de la diffusion de l’Évangile. Qu’il vive ou qu’il meure, Paul est confiant que Dieu achèvera la « bonne œuvre » qu’il a commencée en tous ceux qui croient en Lui ().
Comment comprenez-vous la promesse que Dieu achèvera en vous la « bonne œuvre » ()?
Que signifie cela? Cette œuvre prendra-t-elle fin avant la seconde venue?
Les requêtes de prière de Paul
Un pasteur évoquait un jour ces prières centrées sur « moi, moi-même et mes besoins ». Il les qualifiait, à juste titre, de « petites prières égoïstes », rappelant que Dieu a des desseins bien plus vastes.
Lisez la prière de Paul dans . Quel est l’objet de la prière de Paul? Quelles sont ses principales requêtes? Que nous enseigne cela sur la prière?
Cette prière brève - quarante-trois mots en grec - condense pourtant les grands thèmes que Paul développera dans l’Épitre: l’amour, la connaissance, le discernement, la pureté, le fait de ne pas causer d’offense, et la justice que nous avons en Jésus-Christ. À la base de cette prière, ainsi que des précédentes expressions de reconnaissance de Paul, se trouve l’accent mis sur l’Église dans son ensemble. La prière de Paul est entièrement centrée sur les autres, en faveur de l’Église entière et de son bienêtre. Examinons de plus près certains éléments de cette prière:
Que l’amour augmente de plus en plus. Paul ne prie pas seulement pour plus d’amour, mais pour un amour guidé dans une direction spécifique: « en connaissance et en pleine intelligence » (, LSG). La référence à la connaissance ne concerne pas ici une simple connaissance intellectuelle, mais d’une connaissance spirituelle, fruit de la communion avec Dieu et de la méditation de Sa Parole (voir ; ; ).
Le discernement. Paul l’explique comme étant la capacité à discerner les « choses les meilleures » (en les distinguant de ce qui est moralement nuisible) afin d’être « purs et irréprochables » (, LSG).
Être sincère. Ce mot signifie en grec « jugé par la lumière du soleil » et fait référence à une pureté d’action sans tache: « Tout ce que font les chrétiens doit être aussi transparent que la lumière du soleil. » (Ellen G. White, Reflecting Christ, p. 71).
Ne pas offenser. Cela signifie ne pas être une pierre d’achoppement, ne rien dire ni faire qui puisse nuire à la foi d’autrui.
La justice qui vient de Christ. Paul développe pleinement ce sujet dans les Épitres aux Romains et aux Galates, et également dans . Nous n’avons pas de justice par nous-mêmes, mais seulement celle que nous recevons par Christ.
Quoi que nous fassions d’autre, comment notre amour peut-il augmenter « de plus en plus » ()? Pourquoi est-ce essentiel à la vie chrétienne? (Voir aussi .)
Un pasteur évoquait un jour ces prières centrées sur « moi, moi-même et mes besoins ». Il les qualifiait, à juste titre, de « petites prières égoïstes », rappelant que Dieu a des desseins bien plus vastes.
Lisez la prière de Paul dans . Quel est l’objet de la prière de Paul? Quelles sont ses principales requêtes? Que nous enseigne cela sur la prière?
Cette prière brève - quarante-trois mots en grec - condense pourtant les grands thèmes que Paul développera dans l’Épitre: l’amour, la connaissance, le discernement, la pureté, le fait de ne pas causer d’offense, et la justice que nous avons en Jésus-Christ. À la base de cette prière, ainsi que des précédentes expressions de reconnaissance de Paul, se trouve l’accent mis sur l’Église dans son ensemble. La prière de Paul est entièrement centrée sur les autres, en faveur de l’Église entière et de son bienêtre. Examinons de plus près certains éléments de cette prière:
Que l’amour augmente de plus en plus. Paul ne prie pas seulement pour plus d’amour, mais pour un amour guidé dans une direction spécifique: « en connaissance et en pleine intelligence » (, LSG). La référence à la connaissance ne concerne pas ici une simple connaissance intellectuelle, mais d’une connaissance spirituelle, fruit de la communion avec Dieu et de la méditation de Sa Parole (voir ; ; ).
Le discernement. Paul l’explique comme étant la capacité à discerner les « choses les meilleures » (en les distinguant de ce qui est moralement nuisible) afin d’être « purs et irréprochables » (, LSG).
Être sincère. Ce mot signifie en grec « jugé par la lumière du soleil » et fait référence à une pureté d’action sans tache: « Tout ce que font les chrétiens doit être aussi transparent que la lumière du soleil. » (Ellen G. White, Reflecting Christ, p. 71).
Ne pas offenser. Cela signifie ne pas être une pierre d’achoppement, ne rien dire ni faire qui puisse nuire à la foi d’autrui.
La justice qui vient de Christ. Paul développe pleinement ce sujet dans les Épitres aux Romains et aux Galates, et également dans . Nous n’avons pas de justice par nous-mêmes, mais seulement celle que nous recevons par Christ.
Quoi que nous fassions d’autre, comment notre amour peut-il augmenter « de plus en plus » ()? Pourquoi est-ce essentiel à la vie chrétienne? (Voir aussi .)
Pratiquer le discernement spirituel
Les Philippiens furent naturellement bouleversés d’apprendre l’emprisonnement de Paul.
Son ministère semblait désormais paralysé: il ne pouvait ni voyager, ni prêcher, ni implanter de nouvelles Églises. Il ne pouvait non plus visiter les synagogues et enseigner aux gens que Jésus était le Messie. Ils envoyèrent donc Épaphrodite auprès de lui pour le soutenir, tant moralement que matériellement.
Lisez . Quelle était l’attitude de Paul face à sa captivité? Quelles leçons pouvons-nous tirer de son attitude, malgré les circonstances dans lesquelles il se trouvait?
Le message que Paul envoya avait dû surprendre les Philippiens. Contre toute attente, Paul voyait sa situation sous un angle différent. Son discernement spirituel l’amena à voir son emprisonnement comme une bonne chose. Cela n’entravait en rien dans son œuvre, mais avait « plutôt contribué aux progrès de l’Évangile » (, LSG). Là où d’autres ne verraient que chaines et barres, Paul voyait dans ses gardes romains des âmes potentielles pour le royaume de Dieu. Il comprit également que son emprisonnement encourageait grandement les autres à être plus actifs et plus déterminés à répandre l’Évangile, à parler avec assurance pour Christ sans crainte des conséquences.
C’est peut-être difficile à imaginer, mais certains pensaient réellement tirer profit de l’emprisonnement de Paul. Apparemment, ils pensaient que son absence attirerait davantage l’attention sur eux-mêmes et sur leur propre prédication de l’Évangile. Quel exemple frappant, mais triste de l’égoïsme humain, même au sein de l’Église. Comme l’a dit Jérémie bien avant Paul: « Le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant: Qui peut le connaitre? » (, LSG).
Heureusement, en revanche, certains fidèles ouvriers étaient devenus plus zélés pour annoncer l’Évangile. Ils aimaient tellement Paul que les souffrances qu’ils le voyaient endurer pour sa foi les avaient poussés à faire davantage confiance à Christ et les avaient encouragés à être encore plus actifs pour le Seigneur. Cela les a encouragés à aller là où ils n’osaient pas aller auparavant, à parler dans des situations où ils se taisaient jusque-là; et cela a permis à davantage de personnes d’accepter Christ et de répandre l’Évangile du salut.
Quels enseignements précieux avez-vous tirés d’expériences qui, bien qu’indéniablement douloureuses, ont aussi apporté des avantages? Même dans les cas où il n’y a pas d’avantages, comment pouvons-nous apprendre à faire confiance à Dieu malgré tout?
Les Philippiens furent naturellement bouleversés d’apprendre l’emprisonnement de Paul.
Son ministère semblait désormais paralysé: il ne pouvait ni voyager, ni prêcher, ni implanter de nouvelles Églises. Il ne pouvait non plus visiter les synagogues et enseigner aux gens que Jésus était le Messie. Ils envoyèrent donc Épaphrodite auprès de lui pour le soutenir, tant moralement que matériellement.
Lisez . Quelle était l’attitude de Paul face à sa captivité? Quelles leçons pouvons-nous tirer de son attitude, malgré les circonstances dans lesquelles il se trouvait?
Le message que Paul envoya avait dû surprendre les Philippiens. Contre toute attente, Paul voyait sa situation sous un angle différent. Son discernement spirituel l’amena à voir son emprisonnement comme une bonne chose. Cela n’entravait en rien dans son œuvre, mais avait « plutôt contribué aux progrès de l’Évangile » (, LSG). Là où d’autres ne verraient que chaines et barres, Paul voyait dans ses gardes romains des âmes potentielles pour le royaume de Dieu. Il comprit également que son emprisonnement encourageait grandement les autres à être plus actifs et plus déterminés à répandre l’Évangile, à parler avec assurance pour Christ sans crainte des conséquences.
C’est peut-être difficile à imaginer, mais certains pensaient réellement tirer profit de l’emprisonnement de Paul. Apparemment, ils pensaient que son absence attirerait davantage l’attention sur eux-mêmes et sur leur propre prédication de l’Évangile. Quel exemple frappant, mais triste de l’égoïsme humain, même au sein de l’Église. Comme l’a dit Jérémie bien avant Paul: « Le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant: Qui peut le connaitre? » (, LSG).
Heureusement, en revanche, certains fidèles ouvriers étaient devenus plus zélés pour annoncer l’Évangile. Ils aimaient tellement Paul que les souffrances qu’ils le voyaient endurer pour sa foi les avaient poussés à faire davantage confiance à Christ et les avaient encouragés à être encore plus actifs pour le Seigneur. Cela les a encouragés à aller là où ils n’osaient pas aller auparavant, à parler dans des situations où ils se taisaient jusque-là; et cela a permis à davantage de personnes d’accepter Christ et de répandre l’Évangile du salut.
Quels enseignements précieux avez-vous tirés d’expériences qui, bien qu’indéniablement douloureuses, ont aussi apporté des avantages? Même dans les cas où il n’y a pas d’avantages, comment pouvons-nous apprendre à faire confiance à Dieu malgré tout?
Le fruit de l’Évangile
Les relations que Paul entretenait avec les Colossiens différaient de celles qu’il avait avec les croyants de Philippes. Il les mentionne d’ailleurs parmi ceux qui « n’ont pas vu [son] visage en la chair » (). Pourtant, il leur exprime la même gratitude qu’aux Philippiens, affirmant qu’il rend continuellement grâce à Dieu pour eux et qu’il prie inlassablement en leur faveur. Néanmoins, Paul les avait rassurés, tout comme il l’avait fait avec les Philippiens, qu’il remercie Dieu et prie « toujours » pour eux.
Lisez . Quelles sont les trois raisons pour lesquelles Paul exprime sa reconnaissance envers Dieu?
Paul regroupe ici les trois vertus qu’il évoque fréquemment dans ses lettres: la foi, l’amour et l’espérance (Voir ; 1 Thes 1:3; 1 Thes 5:8). Il ne les attribue pas aux Colossiens comme s’ils en étaient les auteurs, mais il en rend grâce au Père, les considérant comme des dons « excellents et parfaits » venant de Dieu (, LSG). En découvrant l’amour de Dieu pour nous, notre cœur est amené à placer sa foi en Christ (), et nous recevons l’espérance d’un avenir céleste. L’apôtre Pierre parle d’un « héritage qui ne se peut ni corrompre, ni souiller, ni flétrir, lequel vous est réservé dans les cieux » (1 Pi 1:4, LSG).
Paul insiste aussi sur la crédibilité de l’Évangile, fondé sur « la parole de vérité » — une expression qu’il utilise ailleurs pour désigner la Parole inspirée de Dieu (Voir ; ). Contrairement à « la parole des hommes », cette parole divine agit « véritablement » dans le cœur de ceux qui croient (1 Thes 2:13), accomplissant la volonté de Dieu (). Ainsi, lorsque l’Évangile est annoncé, la puissance de Dieu se manifeste par l’action du Saint-Esprit dans le cœur des auditeurs, suscitant une réponse. L’Évangile lui-même porte du fruit, car il est la « parole de vie » ().
Un aspect particulièrement remarquable est la rapide expansion de l’Évangile.
Environ trente ans après la mort et la résurrection du Christ, Paul pouvait déjà affirmer qu’il s’était répandu « dans le monde entier » (). Un peu plus loin, il ajoute que l’Évangile « a été prêché à toute créature sous le ciel » (, LSG).
Le réseau routier romain favorisait effectivement les communications et les déplacements, permettant une large diffusion des lettres de Paul. Mais c’est avant tout la puissance divine, agissant par Sa Parole, qui engendre une vie nouvelle dans l’âme (; 1 Pi 1:23), faisant de chacun une nouvelle créature en Christ ().
Dans , Paul évoque « l’espérance qui vous est réservée dans les cieux ».
Quelle est votre compréhension personnelle de cette espérance, et pour- quoi celle-ci vous concerne-t-elle même si vous vous sentez indigne?
Les relations que Paul entretenait avec les Colossiens différaient de celles qu’il avait avec les croyants de Philippes. Il les mentionne d’ailleurs parmi ceux qui « n’ont pas vu [son] visage en la chair » (). Pourtant, il leur exprime la même gratitude qu’aux Philippiens, affirmant qu’il rend continuellement grâce à Dieu pour eux et qu’il prie inlassablement en leur faveur. Néanmoins, Paul les avait rassurés, tout comme il l’avait fait avec les Philippiens, qu’il remercie Dieu et prie « toujours » pour eux.
Lisez . Quelles sont les trois raisons pour lesquelles Paul exprime sa reconnaissance envers Dieu?
Paul regroupe ici les trois vertus qu’il évoque fréquemment dans ses lettres: la foi, l’amour et l’espérance (Voir ; 1 Thes 1:3; 1 Thes 5:8). Il ne les attribue pas aux Colossiens comme s’ils en étaient les auteurs, mais il en rend grâce au Père, les considérant comme des dons « excellents et parfaits » venant de Dieu (, LSG). En découvrant l’amour de Dieu pour nous, notre cœur est amené à placer sa foi en Christ (), et nous recevons l’espérance d’un avenir céleste. L’apôtre Pierre parle d’un « héritage qui ne se peut ni corrompre, ni souiller, ni flétrir, lequel vous est réservé dans les cieux » (1 Pi 1:4, LSG).
Paul insiste aussi sur la crédibilité de l’Évangile, fondé sur « la parole de vérité » — une expression qu’il utilise ailleurs pour désigner la Parole inspirée de Dieu (Voir ; ). Contrairement à « la parole des hommes », cette parole divine agit « véritablement » dans le cœur de ceux qui croient (1 Thes 2:13), accomplissant la volonté de Dieu (). Ainsi, lorsque l’Évangile est annoncé, la puissance de Dieu se manifeste par l’action du Saint-Esprit dans le cœur des auditeurs, suscitant une réponse. L’Évangile lui-même porte du fruit, car il est la « parole de vie » ().
Un aspect particulièrement remarquable est la rapide expansion de l’Évangile.
Environ trente ans après la mort et la résurrection du Christ, Paul pouvait déjà affirmer qu’il s’était répandu « dans le monde entier » (). Un peu plus loin, il ajoute que l’Évangile « a été prêché à toute créature sous le ciel » (, LSG).
Le réseau routier romain favorisait effectivement les communications et les déplacements, permettant une large diffusion des lettres de Paul. Mais c’est avant tout la puissance divine, agissant par Sa Parole, qui engendre une vie nouvelle dans l’âme (; 1 Pi 1:23), faisant de chacun une nouvelle créature en Christ ().
Dans , Paul évoque « l’espérance qui vous est réservée dans les cieux ».
Quelle est votre compréhension personnelle de cette espérance, et pour- quoi celle-ci vous concerne-t-elle même si vous vous sentez indigne?
La puissance de la prière
Lisez . Quelles sont les requêtes précises formulées par Paul dans sa prière?
Paul demande à Dieu que les Colossiens soient « remplis de la connaissance de sa volonté ». Cette connaissance s’exprime par « toute sagesse et intelligence spirituelle » (, LSG). La sagesse véritable nait d’une confiance totale en Dieu, d’une disposition à faire Sa volonté (), et d’un refus de s’appuyer sur sa propre intelligence (). Mais bien sou- vent, nous nous interrogeons: Quelle est la volonté de Dieu pour moi dans cette situation précise? Trois grandes sources nous aident à discerner cette volonté dans la prière:
1. La Parole de Dieu, qui reste la source première de sagesse: « Ta parole est une lampe à mes pieds et une lumière sur mon sentier » (, LSG).
2. Les circonstances providentielles: La volonté et la direction de Dieu peuvent également être connues à travers des circonstances providentielles, en lui demandant d’ouvrir ou de fermer des portes (voir ).
3. Le Saint-Esprit, qui nous guide lorsque nous apprenons à reconnaitre Sa voix: « Tes oreilles entendront derrière toi la voix qui dira: « /Voici le chemin, marchez-y!/ Car vous iriez à droite/, ou vous iriez à gauche » (, LSG).
Paul prie également pour que les croyants marchent « d’une manière digne du Seigneur » (, LSG). Aucun être humain n’est naturelle- ment « digne », mais Dieu nous estime dignes par Sa grâce et nous appelle à vivre conformément à cette haute vocation (; 1 Thes 2:12). Paul utilise le verbe « marcher » trois fois de plus dans cette seule lettre (, , ). Cela signifie le fait de vivre et agir en accord avec la loi de Dieu (), ce qui n’est possible que par l’œuvre du Saint-Esprit ().
Paul prie également pour que leur vie (et la nôtre) soit « entièrement agréables ». Il précise ensuite plusieurs moyens d’y parvenir: « portant des fruits en toutes sortes de bonnes œuvres » (: 9,10, LSG), « croissant par la connaissance de Dieu » (, LSG), et rendant « grâces au Père » (, LSG).
Si quelqu’un vous demandait: « Comment savez-vous que Dieu vous guide dans une direction ou une autre? », que répondriez-vous, et pourquoi?
Lisez . Quelles sont les requêtes précises formulées par Paul dans sa prière?
Paul demande à Dieu que les Colossiens soient « remplis de la connaissance de sa volonté ». Cette connaissance s’exprime par « toute sagesse et intelligence spirituelle » (, LSG). La sagesse véritable nait d’une confiance totale en Dieu, d’une disposition à faire Sa volonté (), et d’un refus de s’appuyer sur sa propre intelligence (). Mais bien sou- vent, nous nous interrogeons: Quelle est la volonté de Dieu pour moi dans cette situation précise? Trois grandes sources nous aident à discerner cette volonté dans la prière:
1. La Parole de Dieu, qui reste la source première de sagesse: « Ta parole est une lampe à mes pieds et une lumière sur mon sentier » (, LSG).
2. Les circonstances providentielles: La volonté et la direction de Dieu peuvent également être connues à travers des circonstances providentielles, en lui demandant d’ouvrir ou de fermer des portes (voir ).
3. Le Saint-Esprit, qui nous guide lorsque nous apprenons à reconnaitre Sa voix: « Tes oreilles entendront derrière toi la voix qui dira: « /Voici le chemin, marchez-y!/ Car vous iriez à droite/, ou vous iriez à gauche » (, LSG).
Paul prie également pour que les croyants marchent « d’une manière digne du Seigneur » (, LSG). Aucun être humain n’est naturelle- ment « digne », mais Dieu nous estime dignes par Sa grâce et nous appelle à vivre conformément à cette haute vocation (; 1 Thes 2:12). Paul utilise le verbe « marcher » trois fois de plus dans cette seule lettre (, , ). Cela signifie le fait de vivre et agir en accord avec la loi de Dieu (), ce qui n’est possible que par l’œuvre du Saint-Esprit ().
Paul prie également pour que leur vie (et la nôtre) soit « entièrement agréables ». Il précise ensuite plusieurs moyens d’y parvenir: « portant des fruits en toutes sortes de bonnes œuvres » (: 9,10, LSG), « croissant par la connaissance de Dieu » (, LSG), et rendant « grâces au Père » (, LSG).
Si quelqu’un vous demandait: « Comment savez-vous que Dieu vous guide dans une direction ou une autre? », que répondriez-vous, et pourquoi?
Réflexion avancée:
« Il en est peu qui soient capables de faire des plans bien définis pour l’avenir.
La vie est pleine d’incertitude. Comment discerner l’aboutissement probable des évènements? Voilà qui est souvent une cause d’anxiété et de tourments. N’oublions pas que les enfants de Dieu sont ici-bas des pèlerins et des voyageurs. Nous manquons de sagesse pour nous diriger. Comment pourrions-nous décider de notre avenir? Il nous faut marcher par la foi, comme Abraham qui, “lors de sa vocation, obéit et partit pour un lieu qu’il devait recevoir en héritage Il partit sans savoir où il allait.” :8.
Pendant sa vie terrestre, le Christ ne fit aucun projet pour lui-même. Il se soumettait à ceux de son Père qui lui étaient révélés jour après jour. C’est ainsi que nous devons dépendre de Dieu. Notre existence sera alors ce que sa volonté voudra qu’elle soit. Il dirigera nos pas lorsque nous mettrons notre confiance en lui.
Trop de gens qui se préparent à un brillant avenir échouent lamentablement.
Laissez le Seigneur agir à votre place. Comptez sur votre Père céleste, comme un petit enfant. C’est lui qui garde “les pas de ses bienaimés”. :9. Il conduit ses enfants comme ils se conduiraient eux-mêmes s’ils pouvaient voir la fin dès le commencement et discerner la gloire du des- sein qu’ils accomplissent comme collaborateurs de Dieu. » Ellen G. White, Le ministère de la guérison, pp. 340-341.
Discussion:
1) Repensez à la semaine écoulée et faites la liste des sujets de reconnaissance.
N’en avez-vous peut-être pas plus que vous ne le pensiez?
2) Méditez sur la dernière phrase de la citation d’Ellen G. White ci-dessus. C’est une déclaration de foi puissante. Comment pouvez-vous apprendre à faire une telle confiance à Dieu?
3) À la lumière de et , discutez de la déclaration suivante: « Pendant quarante ans, l’incrédulité, les murmures et la rébellion ont empêché l’ancien Israël d’entrer en Canaan. Les mêmes péchés ont retardé l’entrée de l’Israël moderne dans le Canaan céleste. Dans les deux cas, les promesses de Dieu n’étaient pas en cause. Ce sont l’incrédulité, la mondanité, le manque de consécration et les querelles parmi le peuple professant appartenir au Seigneur qui nous ont maintenus dans ce monde de péché et de souffrance pendant tant d’années.
Si l’Église du Christ avait fidèlement accompli l’œuvre qui lui avait été confiée, le monde entier aurait déjà été averti et le Seigneur serait revenu avec puissance et grande gloire. » (Ellen G. White, Last Day Events, p. 38.) De quelles manières pourrions-nous aujourd’hui être coupables des mêmes choses?"
« Il en est peu qui soient capables de faire des plans bien définis pour l’avenir.
La vie est pleine d’incertitude. Comment discerner l’aboutissement probable des évènements? Voilà qui est souvent une cause d’anxiété et de tourments. N’oublions pas que les enfants de Dieu sont ici-bas des pèlerins et des voyageurs. Nous manquons de sagesse pour nous diriger. Comment pourrions-nous décider de notre avenir? Il nous faut marcher par la foi, comme Abraham qui, “lors de sa vocation, obéit et partit pour un lieu qu’il devait recevoir en héritage Il partit sans savoir où il allait.” :8.
Pendant sa vie terrestre, le Christ ne fit aucun projet pour lui-même. Il se soumettait à ceux de son Père qui lui étaient révélés jour après jour. C’est ainsi que nous devons dépendre de Dieu. Notre existence sera alors ce que sa volonté voudra qu’elle soit. Il dirigera nos pas lorsque nous mettrons notre confiance en lui.
Trop de gens qui se préparent à un brillant avenir échouent lamentablement.
Laissez le Seigneur agir à votre place. Comptez sur votre Père céleste, comme un petit enfant. C’est lui qui garde “les pas de ses bienaimés”. :9. Il conduit ses enfants comme ils se conduiraient eux-mêmes s’ils pouvaient voir la fin dès le commencement et discerner la gloire du des- sein qu’ils accomplissent comme collaborateurs de Dieu. » Ellen G. White, Le ministère de la guérison, pp. 340-341.
Discussion:
1) Repensez à la semaine écoulée et faites la liste des sujets de reconnaissance.
N’en avez-vous peut-être pas plus que vous ne le pensiez?
2) Méditez sur la dernière phrase de la citation d’Ellen G. White ci-dessus. C’est une déclaration de foi puissante. Comment pouvez-vous apprendre à faire une telle confiance à Dieu?
3) À la lumière de et , discutez de la déclaration suivante: « Pendant quarante ans, l’incrédulité, les murmures et la rébellion ont empêché l’ancien Israël d’entrer en Canaan. Les mêmes péchés ont retardé l’entrée de l’Israël moderne dans le Canaan céleste. Dans les deux cas, les promesses de Dieu n’étaient pas en cause. Ce sont l’incrédulité, la mondanité, le manque de consécration et les querelles parmi le peuple professant appartenir au Seigneur qui nous ont maintenus dans ce monde de péché et de souffrance pendant tant d’années.
Si l’Église du Christ avait fidèlement accompli l’œuvre qui lui avait été confiée, le monde entier aurait déjà été averti et le Seigneur serait revenu avec puissance et grande gloire. » (Ellen G. White, Last Day Events, p. 38.) De quelles manières pourrions-nous aujourd’hui être coupables des mêmes choses?"
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