Leçon de l'École du Sabbat
 
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Unir le Ciel et la Terre
1er trimestre 2026
3 - La vie et la mort
Du 10 au 16 janvier 2026
Samedi après-midi
Lecture de la semaine:
Phil 1:19-30
,
1 Cor 4:14-16
,
2 Cor 10:3-6
,
Jn 17:17-19
,
Mi 6:8
,
Ac 14:22
.

Verset à mémoriser:
« Car Christ est ma vie, et la mort m’est un gain » (
Philippiens 1:21
, LSG).

On nous répète souvent que la mort fait simplement partie de la vie. Mais c’est une illusion. En réalité, la mort est l’opposé de la vie, son ennemie déclarée. Elle n’est pas plus inhérente à la vie qu’une épave ne l’est à une voiture. L’apôtre Paul affirme avec force que Christ est mort « afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est à dire le diable, et qu’il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans la servitude » (
Heb 2:14-15
).

Prêt à mourir pour Christ, Paul gardait néanmoins une confiance inébranlable quant à son avenir éternel. Dans l’immédiat, sa priorité absolue était de glorifier Christ, par sa vie comme par sa mort, et de proclamer l’Évangile au plus grand nombre. C’est peut-être l’une des raisons pour lesquelles nous possédons tant d’Épitres signées de sa main: ses lettres lui ont permis d’atteindre des âmes et des régions qu’il n’avait jamais pu visiter.

La vie est brève et il est donc crucial d’avoir un impact significatif pour le royaume de Dieu dans le temps qui nous est imparti. L’un des moyens essentiels pour y parvenir est de promouvoir « l’unité de la foi ». Comme nous le verrons à partir de cette semaine, ce thème était l’une des raisons importantes pour les- quelles Paul écrivait aux Philippiens.
Christ sera glorifié
Lisez
Philippiens 1:19-20
. Quelles sont les espérances de Paul quant à l’issue de son procès? Que considère-t-il encore plus important que le fait d’être acquitté?

Bien que Paul ne fût en rien un criminel, ce n’était pas sa première incarcération, et il était bien familier à des persécutions. Dans sa lettre aux Corinthiens, il détailla les souffrances qu’il avait endurées jusqu’à ce moment-là: « …par les emprisonnements, bien plus. Souvent en danger de mort, cinq fois j’ai reçu des Juifs quarante coups moins un, trois fois j’ai été battu de verges, une fois j’ai été lapidé, trois fois j’ai fait naufrage, j’ai passé un jour et une nuit dans l’abime. Fréquemment en voyage, j’ai été en péril sur les fleuves, en péril de la part des brigands, en péril de la part de ceux de ma nation, en péril de la part des païens, en péril dans les villes, en péril dans les déserts, en péril sur la mer, en péril parmi les faux frères. J’ai été dans le travail et dans la peine, exposé à de nombreuses veilles, à la faim et à la soif, à des jeûnes multipliés, au froid et à la nudité » (
2 Cor 11:23-27
, LSG).

Et pourtant, Paul ajoute aussitôt: « Et, sans parler d’autres choses, je suis assiégé chaque jour par les soucis que me donnent toutes les Églises » (
2 Cor 11:28
, LSG), signe que son engagement pastoral primait sur ses propres souffrances.

Lisez
1 Cor 4:14-16
; 1 Thes 2:10-11;
Gal 4:19
;
Phm 10
. Quelle était la nature du lien entre Paul et les communautés qu’il avait fondées ou les per- sonnes qu’il avait conduites au Christ?

À l’image du Christ, qui n’avait rien épargné pour nous sauver, Paul déclare « je dépenserai très volontiers, et je me dépenserai moi-même » pour le bien des frères croyants (
2 Cor 12:15
, LSG). Et pourtant, paradoxalement, plus le disciple se conforme à l’exemple de Jésus, plus il risque d’être rejeté. « Or, tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus Christ seront persécutés » (
2 Tim 3:12
). Toutefois, le témoignage fidèle d’un chrétien reste l’un des moyens les plus puissants de glorifier Dieu et de révéler l’Évangile (voir
Phil 1:7
). « La patience et le courage de Paul, durant sa longue et injuste détention, son ardeur et sa foi constituaient un continuel sermon. » Ellen G. White, Conquérants paci- fiques, p. 412.

Examinez votre façon de vivre et la façon dont vous traitez les autres, surtout ceux qui vous traitent mal. Quel genre de témoignage donnez-vous de Jésus?
La mort est un gain
Que nous en soyons conscients ou non, nous sommes tous, en tant que croyants, engagés dans le grand conflit cosmique qui fait rage autour de nous — et en nous. Ce combat spirituel nous accompagne jusqu’à notre dernier souffle, quelle qu’en soit la cause ou le moment.

Lisez
2 Corinthiens 10:3-6
. Quelle est la nature de la guerre spirituelle à laquelle nous participons, et quelles sont nos armes?

Les armes les plus redoutables dans ce conflit sont d’ordre idéologique. Satan se sert de la critique, de la trahison, de l’intimidation, de la peur, ou encore de la pression sociale — des armes que les chrétiens ne doivent jamais manier. En revanche, nous sommes appelés à utiliser l’amour, la miséricorde, la paix, la douceur, la patience, la bienveillance et la maitrise de soi. L’arme la plus puissante entre nos mains est « l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu » (
Eph 6:17
, LSG), car seul Dieu peut inscrire la vérité dans le cœur humain. Nous ne sommes que des instruments dont Dieu se sert pour accomplir Ses desseins.

Lisez
Philippiens 1:21-22
. Comment comprenons-nous la perspective de Paul dans le cadre du grand conflit?

Puisque la lutte est spirituelle, il s’agit d’un affrontement entre valeurs et vérités.
Toutefois, Christ a remporté la victoire à la croix. Tant que nous demeurons en Lui, rien ne peut nous vaincre — pas même la mort. Paul avait remis sa vie entre les mains du Seigneur; c’est pourquoi il acceptait avec paix les injustices terrestres.

En tant que disciples du Christ, nous devons plus que défendre nos droits, défendre ce qui est juste. La véritable force ne repose pas sur le pouvoir, mais sur la justice. Se soumettre à la volonté de Dieu est un acte de grandeur — et la seule voie vers la victoire. Jésus est l’exemple suprême de cette obéissance volontaire, comme Paul le développera dans
Philippiens 2
.

En ce moment, comment ressentez-vous personnellement la réalité du grand conflit?
Comment pouvez-vous tirer réconfort et force du fait de savoir que Christ a déjà remporté la victoire pour nous?
Être confiant
Comment le Dieu de l’univers se réjouirait-Il de simples humains, de taches fugaces de protoplasme sur une petite planète au milieu de ce qui est probablement un univers infini? Comment serait-il possible que les humains puissent compter autant pour l’Être suprême, qui est tout-puissant et qui n’a besoin de rien? Ces questions peuvent être analysées en deux aspects. Premièrement, comment Dieu Lui-même peut-Il se réjouir?

Deuxièmement, comment les humains peuvent-ils Lui apporter du plaisir, en particulier compte tenu de notre état de pécheur? Le premier aspect de ces questions est le sujet d’aujourd’hui. Le second sera analysé demain.

Lisez
Philippiens 1:23-24
. Que veut dire Paul lorsqu’il affirme que s’en aller et « d’être avec Christ » est de loin « meilleur »?

Ce passage a souvent été mal interprété à travers les âges. Dans le passage d’étude de cette semaine, Paul a abordé le contraste entre le fait de vivre et de mourir. Le chrétien vit pour Christ et peut même mourir pour Lui. En ce sens, c’est un « gain », car notre témoignage est d’autant plus puissant et convaincant (
Phil 1:21
). Donner sa vie pour sa foi révèle une conviction inébranlable.

Cependant, nous devons reconnaitre que les morts sont bel et bien morts. Ils « ne savent rien ». Ils reposent dans la tombe jusqu’à la résurrection (voir Ec 9:5;
Jn 5:28
, 29).
C’est pourquoi Jésus Lui-même avait dit de Lazare, qui était mort: « Lazare, notre ami, dort; mais je vais le réveiller » (
Jn 11:11
).

Si, comme certains le croient, les morts allaient immédiatement au ciel, imaginez ce que serait Lazare. Après quatre jours de félicité céleste, un ange viendrait avec la « mauvaise » nouvelle: « Désolé, Lazare, mais Jésus te rappelle sur terre. Tu ne peux plus rester ici. » Suivie jusqu’à son terme logique, cette idée révèle toute son incohérence.

La mort est un sommeil inconscient, et au retour du Christ, les morts fidèles se réveilleront et seront réunis avec les saints vivants pour être enlevés à la rencontre du Seigneur (1 Thes 4:16-17).

Pour Paul, « s’en aller » signifie s’unir à Christ dans la souffrance et la mort (
2 Tim 4:6
), afin de parvenir « à la résurrection d’entre les morts » (
Phil 3:11
, LSG). Il savait aussi sans doute qu’il fermerait les yeux dans la mort et que la prochaine chose dont il aurait conscience, en un clin d’œil, serait de voir Jésus, qui l’emmènerait, avec tout le peuple de Dieu, à l’endroit que Jésus a préparé pour tous ceux qui L’aiment (
Jn 14:3
,
1 Cor 2:9
).

Bien que prêt à mourir pour Christ, Paul savait qu’il serait préférable pour les Philippiens qu’il « demeure dans la chair » (
Phil 1:24
, LSG). Il est intéressant de noter que pour le chrétien, la question de savoir s’il vaut mieux vivre pour Christ ou mourir pour Lui n’est pas forcément facile à trancher. Paul était « pressé des deux côtés » (
Phil 1:23
, LSG), entre rester en vie et reposer dans la tombe.

Même si personne ne souhaite mourir, avez-vous déjà pensé qu’au moment de votre mort, la prochaine chose que vous connaitrez sera le retour du Christ? Comment cette pensée peut-elle vous aider à comprendre la pensée de Paul ici?
Tenir ferme dans l’unité
La dernière prière de Jésus pour Ses disciples était profondément marquée par un thème central: l’unité. Le Christ, anticipant la croix, se projetait déjà dans la gloire retrouvée auprès de Son Père, aspirant à y associer Ses disciples: « Père, je veux que là où je suis ceux que tu m’as donnés soient aussi avec moi, afin qu’ils voient ma gloire, la gloire que tu m’as donnée » (
Jn 17:24
, LSG). Il supplie également le Père de préserver Ses enfants dans l’unité: « afin qu’ils soient un comme nous » (
Jn 17:11
, LSG). Jésus souligne le caractère dramatique de la désunion: elle devient un obstacle à la foi. À deux reprises dans cette prière, Il insiste sur l’importance de notre unité avec Lui et avec le Père, « pour que le monde croie » et « que le monde connaisse que tu m’as envoyé » (
Jn 17:21,23
, LSG).

Lisez
Phil 1:27
et comparez avec
Jn 17:17-19
. Que considèrent Jésus et Paul comme essentiels pour préserver l’unité dans l’Église?

Le mot grec traduit par « conduisez-vous d’une manière digne » dans
Philippiens 1:27
est politeuomai, qui signifie « vivre comme un citoyen » — non pas d’un royaume terrestre, mais comme un citoyen du royaume céleste. Le Sermon sur la Montagne dresse un magnifique tableau de ce que signifie être enfants du Père céleste et membres de Son royaume: pauvres en esprit, doux, affamés et assoiffés de justice, miséricordieux, purs de cœur, artisans de paix, tendre l’autre joue, aimer ses ennemis, bénir ceux qui nous maudissent, faire du bien à ceux qui nous haïssent. En bref, « pratiquer la justice, aimer la miséricorde, et marcher humblement avec ton Dieu » (
Mi 6:8
).

Il est difficile d’en vouloir à une personne animée de telles vertus, n’est-ce pas?
Pourtant, nous sommes parfois tentés de juger ceux qui semblent être trop bons. Nous pouvons même être tentés de les réduire ou de trouver un point faible pour prouver qu’ils ne sont pas aussi bons qu’ils le paraissent, tout cela pour nous sentir mieux dans notre peau. Mais ne serait-il pas plus noble de nous demander si nous sommes capables d’aimer davantage, de faire preuve de plus de générosité, de miséricorde et d’humilité?

Ellen G. White évoque avec lucidité ceux qui « aiment le monde et ses richesses plus qu’ils n’aiment Dieu ou la vérité » (Testimonies for the Church, vol. 5, p. 277). Elle déplore que « lorsque l’orgueil et l’ambition mondaine sont entretenus, l’esprit du Christ s’éloigne, laissant place à la rivalité, aux dissensions et aux querelles, qui détournent et affaiblissent l’Église » (Testimonies for the Church, vol. 5, pp. 240, 241).

Quelle nécessité pressante que chacun de nous apprenne l’humilité et la douceur que le Christ a incarnées! L’Église serait différente si ces vertus y régnaient véritablement!
Unis et intrépides
Lisez
Philippiens 1:27-30
. Quel est le lien entre notre unité et notre lutte commune « pour la foi de l’Évangile » et l’intrépidité?

La stratégie de Satan est bien connue: diviser pour régner. La division est un poison mortel. Jésus l’a affirmé: « Si une maison est divisée contre elle-même, cette maison ne peut subsister » (
Mc 3:25
, LSG). C’est un principe simple que Satan se plaît à nous faire oublier. Notre unité nous permet de remplir notre rôle prophétique en tant que reste de la prophétie biblique (
Ap 12:17
), en proclamant « l’Évangile éternel » à « toute nation, à toute tribu, à toute langue, et à tout peuple » (
Ap 14:6
). Cette mission est inséparable du message et de l’unité. Jésus, dans
Jean 17
, nous rappelle que « la vérité » de la Parole de Dieu est le fondement de cette unité (
Jn 17:17
, 19). Ainsi, message, mission et unité forment un triptyque indissociable.
Si l’un manque, l’édifice s’effondre. Mais si les trois sont réunis, rien ne peut nous ébranler. Nous ne devons être « aucunement effrayés » par les adversaires (
Phil 1:28
, LSG). Satan est un ennemi déjà vaincu. Même la mort ne saurait nous nuire si nous sommes « zélés pour le bien » (1 Pi 3:13, LSG). Le diable ne peut arrêter l’avancée de la vérité divine.

Lisez les passages bibliques suivants et résumez brièvement leur thème commun:
Mt 10:38
,
Ac 14:22
,
Rm 8:17
,
2 Tim 3:12
.

La vie, dans ce monde déchu, demeure une lutte constante - même pour les plus justes. Job était un homme juste; Dieu lui-même a dit qu’il était « intègre et droit; il craignait Dieu, et se détournait du mal » (
Jb 1:1
, LSG). Et pourtant, du jour au lendemain, le malheur s’est abattu sur lui et sa famille. Qui n’a pas, directement ou par l’expérience d’autrui, pris conscience que l’existence humaine se vit au bord du gouffre? La souffrance touche tous les hommes. Mais il vaut infiniment mieux souffrir pour le Christ que pour n’importe quelle autre cause.

Quel espoir et réconfort devons-nous, en tant que chrétiens, avoir au milieu de nos souffrances?
Réflexion avancée:
« Du gibet, du donjon, de la roue, des cavernes et des antres de la terre, retentit à son oreille le cri de triomphe du martyr. Il [le Sauveur] entend les chrétiens qui, bien qu’affligés, tourmentés, abandon- nés, rendent solennellement et courageusement leur témoignage, en disant: “Je sais en qui j’ai cru.” Tous ces martyrs, qui ont fait le sacrifice de leur vie, déclarent au monde que le Seigneur en qui ils ont mis leur confiance est capable de les sauver parfaitement. » Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p. 458.

« Jamais il n’y eut une si grande diversité de croyances dans la chrétienté qu’aujourd’hui. Si les dons [apôtres, prophètes, évangélistes, pasteurs et docteurs (
Eph 4:11-13
)] étaient nécessaires pour conserver l’unité dans la primitive Église, à combien plus forte raison sont-ils nécessaires aujourd’hui pour la restaurer! Et que ce soit le dessein de Dieu de ramener cette unité dans l’Église des derniers jours, cela ressort avec évidence des prophéties. Nous avons l’assurance que les sentinelles seront éveillées quand le Seigneur visitera de nouveau Sion. Au temps de la fin, nous est-il dit, les sages comprendront. Alors l’unité de la foi règnera parmi ceux que Dieu considère comme sages; car ceux qui en réalité ont une juste compréhension des choses doivent nécessairement les comprendre de la même manière… De toutes les considérations qui précèdent, il ressort que l’état parfait de l’Église ici prédit est encore dans le futur. En conséquence, ces dons n’ont pas encore accompli leur œuvre. » R. F. Cottrell, « Introduction » dans Ellen G. White, Premiers Écrits, p. 140, 141.

Discussion:

1) À la lumière de la citation de R. F. Cottrell, quelles sont les condi- tions nécessaires pour que le Saint-Esprit opère l’unité dans l’Église aujourd’hui? Quelle est l’importance de la mise en pratique des conseils donnés par le don de prophétie dans cette dynamique?
2) Comment expliqueriez-vous la doctrine biblique de la mort à un ami persuadé que Paul et d’autres croyants défunts sont déjà « avec Christ » au ciel?
3) Comment appréhender la douloureuse réalité de la souffrance? En quoi le thème du grand conflit nous aide-t-il à comprendre ce mystère? Et pourquoi devons-nous, ultimement, considérer Jésus sur la croix comme l’expression la plus parfaite de l’amour du Père et apprendre à Lui faire confiance même dans les moments les plus difficiles?
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