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Etudes Bibliques: Les origines de Noël Les origines de Noël Les origines de Noël


INTRODUCTION : La Bible parle de deux grands mystères : le mystère de l'iniquité et le mystère de la Piété, respectivement dans 2 Thessal. 2 :7 pour l'un et dans 1 Tim. 3 :16 pour l'autre. Dieu d'un côté met toute sa sagesse pour sauver l'homme et le diable en fait autant pour perdre ceux que Dieu a créés. Le plan du salut prend du temps pour être exécuté pleinement. Le mystère de l'iniquité évolue en même temps et s'achèvera malgré tout avant la conclusion du plan du salut. Dans sa tentative, le diable, au fur et à mesure qu'il prend connaissance des révélations de Dieu contrefait ces dernières et présente à l'humanité un système à l'envers.
La Noël est une fête bien connue, appréciée par la majorité des chrétiens. Mis sous le couvert d'un bien, quel mal n'y a-t-il pas de caché ?
En fêtant la naissance de Jésus le 25 décembre, à qui rend-on véritablement hommage ?
Nous allons tenter de le découvrir.


I-CONSTITUTION D'UNE MYTHOLOGIE A PARTIR DU PLAN DU SALUT ;

Gen 3 : 15 « J e mettrai inimitié ente toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t'écrasera la tête et tu lui blesseras le talon ». Voilà la grande vérité au sujet du plan du salut : un enfant devait naître, affronter le serpent et dans cet affrontement trouver la mort. Grâce à cette mort, d'autres trouveraient la délivrance. Cette vérité fut transmise de génération en génération et sera connue de tous les peuples avant et après le déluge.
Où, quand et par qui cette vérité fut-elle transformée en mythologie ?
Nous lisons dans Gen 10 :6 à 10 : « Les fils de Cham furent : Cush, Mitsraïm, Puth et Canaan. Les fils de Cush : Saba, Havila, Sabta, Raema et Sabteca. Cush engendra aussi Nimrod ; c'est lui qui commença à être puissant sur la terre. Il fut un vaillant chasseur devant l'Eternel. Il régna d'abord sur Babel, Erec, Accad et Calné, au pays de Schinéar ». A partir de ce texte nous pouvons répondre que la transformation de la vérité en mythologie commença à Babel, après le déluge, avec Nimrod le chasseur.
L'histoire ancienne rapporte que Nimrod était dompteur de léopard. Il commença à se vêtir de la peau du léopard comme trophée de son adresse. Son air, son vêtement tacheté doivent certainement avoir frappé l'imagination de ceux qui le virent ; et il en vint à être appelé non seulement le dompteur de celui qui est tacheté, mais à être lui-même appelé le tacheté ( c'est précisément là le sens de NIMR : nom du léopard).
L'auteur de la mythologie même est Sémiramis mère et femme de Nimrod. Personne ne fut mêlé à la mort de Nemrod plus que sa femme Sémiramis qui, sortie d'une humble condition, s'éleva au point de partager avec lui le trône de Babylone. Que fera-t-elle en cette circonstance ?
Bien que la mort de son mari ait donné un rude choc à sa puissance, son orgueil, son ambition effrénée ne se décourageront point. Bien au contraire, cette ambition ne fit que s'accroître. Vivant, son mari fut honoré comme un héros ; mort, elle le fera adorer comme un dieu, bien plus, comme la semence promise à la femme, Zero-astha, qui était destinée à écraser la tête du serpent et qui dans cette victoire devait avoir le talon écrasé. Les patriarches de l'ancien monde en général connaissaient parfaitement la grande promesse faite autrefois en Eden, et ils savaient bien que l'écrasement du talon de la semence promise impliquait la mort du vainqueur et que la malédiction ne pouvait être ôtée de dessus le monde que par la mort du grand libérateur. Si la promesse concernant l'écrasement de la tête du serpent raconté dans la Genèse fut réellement faite à nos premiers parents et que toute l'humanité trouve en eux leur origine, il faut s'attendre à en trouver quelque trace chez tous les peuples. Or c'est précisément ce qui a lieu.


Les grecs représentaient leur grand Dieu Apollon comme égorgeant le serpent Python, et Hercule étouffant des serpents alors qu'il était encore au berceau. En Egypte, dans l'Inde, en Scandinavie, au Mexique, nous trouvons des allusions évidentes de cette même vérité.
En Egypte, Horus est souvent représenté perçant la tête d'un serpent avec une épée. En Inde, le mauvais serpent est écrasé par Vishnou. En Scandinavie, Thor écrase avec sa massue la tête du grand serpent.
Préparé avec cette habileté, le projet réussit. Sémiramis accrut sa gloire, grâce à son mari mort et divinisé, et avec le temps, tous les deux, sous le nom de Rhéa et Nin, ou la déesse mère et le fils furent adorés avec un enthousiasme incroyable. Leurs statues s'élevèrent partout et devinrent l'objet du culte. Partout où le visage noir de Nemrod semblait devoir être un obstacle à son culte, on tourna très aisément la difficulté. Suivant la doctrine chaldéenne de la transmigration des âmes, tout ce qui était nécessaire fut d'enseigner que Ninus était revenu sous la forme d'un fils posthume, au teint blanc, enfanté surnaturellement par sa veuve après l'entrée du père dans le séjour de gloire. Comme dans sa vie dissolue, Sémiramis eut beaucoup d'enfants donc on ne connaissait pas les pères, un pareil expédient lui permettrait de satisfaire les désirs de ceux qui, tout en s'éloignant du culte de Jéhovah, n'aurait cependant pas aimé se prosterner devant une divinité noire.
D'après la lumière que l'Egypte a jeté sur Babylone, autant que d'après la forme des statues qui existent encore de l'enfant Babylonien dans les bras de sa mère, nous avons toutes sortes de raison de croire que c'est ce qui se fit alors. En Egypte, le blond Horus fils du noir Osiris, qui était l'objet favori et qui était porté dans les bras des la déesse Isis, naquit miraculeusement, dit-on à la suite des relations de cette déesse avec Osiris après sa mort et dans une nouvelle incarnation de ce dieu, pour venger sa mort sur ses meurtriers. Il es merveilleux de trouver tant de pays si éloignés l'un de l'autre, et tant de millions de membres de la race humaine aujourd'hui qui n'ont certainement jamais vu de nègre, et parmi lesquels cependant on adore un dieu noir.
Ce fils adoré dans les bras de sa mère était considéré comme revêtu de presque tous les attributs, et appelé de presque tous les noms du Messie promis. De même que Christ dans l'hébreu de l'ancien Testament est appelé Adonaï, le Seigneur, de même Tammuz était appelé Adon ou Adonis. Sous le nom Mithra, il était adoré comme Médiateur. Comme médiateur et chef de l'alliance de grâce, il était appelé Baal-Berith, le Seigneur de l'alliance.
Par son dessein astucieux, Sémiramis devint la « Reine du ciel » babylonienne tandis que Nimrod, sous des noms divers devenait le « divin fils du ciel ». Dans Jérémie 44 :15 à 27 on peut voir ce qui s'étai passé en rapport avec ceux des Juifs qui adoraient la reine ciel.
Et en Egypte, et à Babylone, on adorait la reine du ciel. Aujourd'hui, c'est Marie qui est divinisée et adorée comme la reine du ciel. Dans le système Babylonien, la gloire de la mère éclipsait celle du fils et il en est de même dans le système romain : Marie a plus de valeur que Jésus. Ce que nous pouvons conclure, c'est que Dieu est contre les deux systèmes, celui de Babylone antique et celui de la Babylone mystique qui est présent et dévie adroitement la gloire qui ne revient qu'à Jésus seul. Que lumière soit faite pour les âmes sincères !


II- TAMMUZ

Tammuz, Adonis, Mithra, Mercure, Bacchus, Nemrod, Osiris, Baal, c'est une et même personne. Ces appellations dépendent du lieu géographique où l'on se trouve : Babylone, Perse, Grèce, Egypte, Phénicie, etc?

Tammuz ou Bacchus, veut dire « le regretté ». Son culte était considéré comme une provocation aux yeux de Dieu. C'est pourquoi il est appelé par Dieu « l'idole de la jalousie ». On peut le lire dans Ezéch. 8 :1 à 18. Quelle fut l'attitude de Dieu à l'endroit de ceux qui participaient au culte de Tammuz ?
Ezéch. 9 :1 à 11. Aujourd'hui aussi, Dieu nous dit de sortir de Babylone, Apoc. 14 :8 ; 18 :1 à 4.


II- COMMENT LE NOËL FUT-ELLE FIXEE AU 25 DECEMBRE ET ADOPTEE PAR L'EGLISE CHRETIENNE ?


Après avoir fait ces recherches, je comprends mieux la raison pour laquelle Dieu ne permit pas qu'on sache la date de naissance de Jésus. Il voulait dissocier son Fils d'avec Tammuz et par là, écarter tout syncrétisme.
Bien avant l'ère chrétienne, les païens célébraient une fête à cette même époque de l'année, en l'honneur de la naissance du fils de la reine Babylonienne. En Egypte, le fils d'Isis (titre égyptien de la reine des cieux) naquit à cette même époque, au moment du solstice d'hiver. Le nom même sous lequel Noël est connu en Angleterre, le jour d'Yule, prouve son origine païenne. Yule est le nom chaldéen pour enfant ou petit enfant ; et comme le 25 décembre était appelé par les anciens saxons « le jour d'Yule » et la nuit qui la précédait l »la nuit de la mère » et cela longtemps avant qu'ils ne fussent en contact avec le christianisme, cela prouve suffisamment son véritable caractère. Ce jour de naissance était observé bien loin dans les contrées païennes. On a généralement cru que cette fête avait un caractère astronomique et qu'elle rappelait simplement la fin de la course annuelle du soleil et le commencement d'un nouveau cycle. Mais il est hors de doute que la fête en question avait une bien plus haute portée ; elle rappelait non seulement le symbole de la naissance du soleil au renouvellement de sa carrière, mais le jour de naissance du grand libérateur. Les sabéens d'Arabie qui regardaient la lune et non le soleil comme le symbole visible de l'objet favori de leur culte, observaient la même époque comme la fête de la naissance. Nous lisons dans la « Philosophie sabéenne » de Stanley : « Le 24è jour du dixième mois, c'est-à-dire décembre, selon notre manière de compter, les Arabes célébraient le jour de naissance du Seigneur, c'est-à-dire la lune ». Le seigneur lune était le grand objet de culte des Arabes, et ce seigneur lune était né disaient-ils, le 24 décembre, ce qui montre clairement que la naissance qu'ils célébraient n'avait aucun rapport nécessaire avec le cours du soleil. Il importe de remarquer aussi que si le jour de Noël chez les anciens saxons d'Angleterre était observé pour la célébration de la naissance d'un seigneur de l'armée des cieux, le cas doit avoir été précisément le même ici qu'en Arabie.
Les saxons regardaient le soleil comme une divinité femelle et la lune comme une divinité mâle. C'est donc sans doute le jour de naissance du seigneur lune, et non celui du soleil qu'ils célébraient le 25 décembre, comme les Arabes observaient le 24 décembre parce que c'était le jour de naissance du même seigneur lune.
En orient, il paraît que le nom de ce dieu lune était « Meni ». C'est là en effet croyons-nous l'interprétation la plus naturelle de la déclaration divine faite dans Esaïe 65 :11,12. Il est à noter que ce culte idolâtre était accompagné par la consommation de viande de porc, Esaïe 65 :2 à 5. On a des raisons de croire que Gad se rapporte à la divinité du soleil et Meni à la divinité de la lune. Meni ou Manaï, signifie celui qui compte et ce sont les changements de la lune qui aident à compter les mois, Psaumes 104 : 19. « Il a fait la lune pour marquer les temps et le soleil sait quand il doit se coucher ». Ce qui prouve bien que c'était la naissance de ce dieu lune que célébraient à Noël les anciens saxons, c'est le nom donné encore dans les pays-bas d'Ecosse à la fête du dernier jour de l'année et qui paraît être un reste de l'ancienne fête de la naissance ; en effet, les gâteaux qu'on fait à cette occasion s'appelle gâteaux de Nûr ou de naissance. Ce nom c'est Hogmanay. Or Hogmanay en chaldéen veut dire « la fête de celui qui compte »- en d'autre terme, la fête de deus lunus ou homme de la lune. Pour montrer le rapport qu'il y a entre une contrée et une autre, et la puissance invétérée des anciennes coutumes, il est bon de remarquer que Jérôme, commentant les paroles d'Esaïe que nous venons de citer, sur l'usage de dresser une table pour Gad et d'offrir des libations à Meni, déclare que de son temps (IV s ap J-C.) c'était encore la coutume dans toutes les villes et surtout en Egypte et à Alexandrie, de préparer des tables, de préparer des tables et de les charger de toutes sortes de mets recherchés, et de coupes contenant du vin nouveau, le dernier jour du mois de l'année. La foule en tirait des présages sur la fertilité de l'année.
Là même où le soleil était l'objet favori du culte, comme à Babylone et ailleurs, il était adoré à cette fête, non seulement comme le globe du jour, mais comme le dieu incarné. C'était un principe essentiel du système babylonien, que le soleil ou Baal était le seul dieu. Lors donc qu'on adorait Tammuz comme étant le dieu incarné, cela voulait dire aussi qu'il était une in carnation du soleil.
La fête du « Natalis solis invicti » « naissance du soleil invaincu » fut introduite à Rome en 274 par l'empereur Aurélien. Cette fête solaire qui avait connu tout de suite une grande popularité était fixée au 25 décembre et correspondait exactement au solstice d'hiver, selon le calendrier romain ; elle marquait la renaissance du soleil qui reprenait sa marche ascendante pour une année nouvelle. Or pour les chrétiens, le Christ était le vrai soleil (de justice) la vraie lumière du monde et c'est tout naturellement qu'ils furent amenés à commémorer à cette date la naissance terrestre du Seigneur à partir de l'an 320 à la demande de Constantin le grand. Cette coutume reçut un autre sens : celui du Natalé, origine du mot Noël en français. Cette institution allait dans le sens du syncrétisme de Constantin. Les fidèles des deux cultes chômaient le même jour.
Dans le concile de Nicée en 325 où on venait de réaffirmer la divinité du Christ, cette fête fut adoptée et son extension fut rapide dans toutes les églises chrétiennes.
J'attire l'attention sur la troisième lettre de l'Apocalypse adressée à l'église de Pergame, Apoc. 2 :12-17. La période de cette dernière va de 313 à 538 ap. J-C., moment de la grande apostasie. Dieu menace de combattre les fidèles avec l'épée de sa bouche.


IV- COMMENT NOEL ETAIT-ELLE FETEE DANS LE PAGANISME AVANT ET APRES L'ERE CHREITIENNE ?


Dans bien des pays, on sacrifiait au dieu un sanglier pour expier l'injure que d'après la légende, un sanglier lui avait faite. Suivant une version de l'histoire de la mort d'Adonis ou Tammuz, ce dieu mourut de la blessure faite par la dent d'un sanglier. La fable raconte que phrygien Attes, le bien-aimé de Cybèle, dont l'histoire était identifiée à celle d'Adonis, mourut de la même manière. Aussi Diane qui, représentée dans les mythes populaires comme une chasseresse, était en réalité la grand-mère des dieux, a-t-elle souvent près d'elle une tête de sanglier, non en signe d'une chasse heureuse, mais bien de triomphe sur le grand ennemi du système idolâtre dans lequel elle occupait une place importante. En souvenir de la mort causée par le sanglier du mythe, plus d'un sanglier perdit sa tête ou fut offert en sacrifice à la déesse irrité.
Le jour de Noël, les saxons du continent offraient un sanglier en sacrifice au soleil pour se rendre propice à cette déesse à cause de son bien-aimé Adonis. A Rome, il y avait une coutume semblable, le sanglier formait le centre principal de la fête de Saturne. C'est pour cela que la tête du sanglier est encore un plat important en Angleterre aux dîners de Noël, alors que la raison en est depuis longtemps oubliée. Bien plus, l'oie de Noël et les gâteaux de Yule, étaient des articles essentiels du culte du Messie Babylonien tel qu'il était en Egypte et à Rome.
Au début de l'ère chrétienne, avant l'adoption de Noël par les chrétiens, l'empereur Caligula qui a régné de 31 à 41 ap J-C., organisa la fête de Saturne qui durait du 17 au 24 décembre. L'ivrognerie et la débauche se donnaient libre carrière, les esclaves étaient provisoirement émancipés, et avaient avec leurs maîtres toutes sortes de libertés. C'était précisément de cette manière qu'on célébrait à Babylone la fête du mois Thébeth, correspondant à notre mois de décembre, ou en d'autres termes, à la fête de Bacchus. Pendant les cinq jours que durait cette fête, les maîtres étaient soumis à leurs serviteurs, et l'un d'eux, vêtu comme un roi d'une robe de pourpre gouvernait la maison. On l'appelait Zoganes, l'homme du plaisir et de la dissipation.
Les bougies qu'on allume la veille de Noël dans quelques parties de l'Angleterre et qu'on garde pendant toute la durée de des fêtes, étaient aussi allumées par les païens la veille de la naissance du dieu Babylonien et en son honneur ; car c'était l'une des particularités de son culte, d'avoir des bougies allumées sur ses autels.
Entre le 3è et le 5è siècle ap J-C., la fête avec son accompagnement de festins, de réjouissances et d'orgies, était tellement populaire que les chrétiens furent heureux d'avoir cette excuse pour en continuer la célébration avec si peu de changement tant dans l'esprit que dans la forme. Les prédicateurs chrétiens de l'Occident et du Proche-Orient firent entendre de vives protestations contre la frivolité inconvenante avec laquelle la commémoration de la naissance du Christ était célébrée, alors que les chrétiens de Mésopotamie accusaient leurs frères occidentaux d'idolâtrie et d'adoration du soleil parce qu'ils adoptaient cette fête païenne en l'appelant chrétienne.
Cette tendance de la part des chrétiens à faire des concessions au paganisme se développa de bonne heure ; et nous voyons Tertullien lui-même, vers l'an 230 déplorer amèrement la faiblesse des chrétiens à cet égard, et l'opposer à la stricte fidélité des païens à leur propre superstition. « C'est nous, dit-il, nous qui sommes étrangers aux sabbats, aux nouvelles lunes et aux fêtes, nous qui étions autrefois agréables à Dieu, c'est nous qui fréquentons maintenant les saturnales, les fêtes du solstice d'hiver, les Matronales ; on porte çà et là des présents, les cadeaux du nouvel an se font avec fracas, les jeux, les banquets se célèbrent avec des cris ; oh !
Comme les plus fidèles à leur religion ; comme ils prennent soin de n'adopter aucun solennité chrétienne ».
Des hommes vertueux s'efforcèrent d'arrêter le flot, mais en dépit de tous leurs efforts, l'apostasie se développa, jusqu'à ce que l'Eglise, à l'exception d'un petit reste, fut engloutie sous la superstition païenne.


V- L'ARBRE DE NOËL


L'arbre de Noël si connu aujourd'hui parmi nous, était aussi connu dans la Rome et dans l'Egypte païenne. En Egypte, c'était le palmier, à Rome le sapin ; le palmier dénotait le Messie païen Baal-Tamar, le sapin se rapportait à lui sous son caractère de Baal-Berith. Sémiramis, la mère d'Adonis, le dieu soleil, la divinité médiatrice avait été, disait-on, changée en arbre et dans cet état elle avait enfanté son fils. Si la mère était un arbre, le fils doit avoir été reconnu comme l'homme-branche. Et c'est ce qui explique pourquoi on mettait au feu la bûche de Yule la veille de Noël. En qualité de Zero Ashta, la semence de la femme, qui signifie aussi Ignigena, ou né du feu, il doit entrer dans le feu pendant la nuit de la Mère (le 24) afin de pouvoir naître le lendemain (25) comme branche de Dieu, où l'arbre qui donne aux hommes tous les dons célestes. Mais pourquoi, demandera-t-on entre-t-il dans le feu sous le symbole d'une bûche ?
Pour le comprendre, il faut se rappeler que le divin enfant né au solstice d'hiver était comme une nouvelle incarnation du grand dieu (après que ce dernier eut été mis en pièces) afin de venger sa mort sur ses meurtriers. Or le grand dieu, brisé au milieu de son pouvoir et de sa gloire, était représenté sous la forme d'un gros arbre, dépouillé de ses branches, et coupé presque hauteur de terre. Mais le grand serpent, symbole d'Esculape qui rend la vie (Esculape : dieu romain de la médecine) s'enroule autour du tronc sans vie, et voici qu'à côté surgit un jeune arbre, un arbre d'une espèce entièrement différente, qui ne doit jamais être abattu par aucune puissance ennemie, un palmier, le symbole bien connu de la victoire. L'arbre de Noël, comme on l'a déjà vu, était ordinairement à Rome, un arbre différent c'était le sapin ; mais le palmier rappelait la même idée que le sapin de Noël ; car il symbolisait mystérieusement le dieu né de nouveau, Baal-Berith, le seigneur de l'alliance, et témoignait ainsi de la perpétuité et de la nature de son pouvoir, maintenant qu'après avoir succombé sous ses ennemis, il s'était élevé en triomphe au-dessus d'eux. Aussi, le 25 décembre, jour qu'on observait à Rome comme le jour où le dieu victorieux était réapparu sur la terre était-il considéré comme « Natalis invicti solis », le jour de naissance du soleil invaincu. Or la bûche de Yule est le tronc mort de Nemrod, déifié comme dieu soleil, mais renversé par ses ennemis ; l'arbre de Noël est Nemrod redivivus, le dieu mis à mort rendu de nouveau à la vie.
Pourquoi l'arbre de Noël est-il en général garni de cadeaux ?
Sémiramis est encore à la base de ce fait. Comme nous venons de le voir, le sapin représentait Nemrod revenu à la vie après sa mort (réincarnation avancée par Sémiramis). Sémiramis prétendait que l'arbre éternellement vert était visité chaque 25 décembre par Nemrod devenu spirituel, et y déposait des présents. Quant aux bougies qu'on y allumait, elles étaient sensées encourager le dieu- soleil déclinant lorsqu'il atteint le point le plus bas à l'horizon du ciel méridional à reprendre sa couse ascendante.
Au cours du Moyen Âge, la longue veillée précédant la messe de minuit autour de la Bûche bénéfique amènera la multiplicité des cantiques, des noëls. La désacralisation pourtant sera sensible dès le XVIII è S., la fête de la nativité tend alors à se transformer en une fête de l'enfance ; bientôt le sapin supplantera la crèche et la cheminée de la veillée laissera passer le Père Noël, distributeur de cadeaux.
Dieu nous permet-il d'adopter l'arbre de Noël dans sa signification. Bien que l'arbre de Noël ne soit pas mentionné dans la Bible, en rapport avec le deuxième commandement, voilà ce que nous demande Dieu par la bouche du prophète Jérémie. Jérémie 10 :1-8


VI. QU'EN EST-IL DU PERE NOÊL ET LA COUTUME D'ECHANGE DE CADEAUX ?


Le Père Noël ou saint Nicolas était un évêque qui vécu au IV è S. de notre ère, dans la ville de Myre en Lycie, province de l'Asie Mineure. Il fut persécuté sous l'empereur Dioclétien. Il fut honoré le 6 décembre par les grecs et les latins. Il est également fêté dans le nord de la France, en Lorraine, en Allemagne, en Russie, aux Pays-Bas, en Suisse et dans d'autres pays. Il est le patron des enfants et des mariniers. La légende rapporte qu'il donna clandestinement des dots aux trois filles d'un citoyen appauvri et dit-on, c'est là l'origine de la vielle coutume de faire secrètement des cadeaux le soir de la St-Nicolas (6 décembre). Cette date fut transférée par la suite au jour de Noël.
Toute l'année, les parents punissent les enfants lorsqu'ils ne disent pas la vérité. Toutefois, au moment de Noël, eux-mêmes disent des mensonges à leurs enfants en ce qui concerne le « Père Noël ». Ce qui arrive parfois, c'est que ces enfants en grandissant, apprennent qu'ils ont été trompés. Ils en viennent non seulement à perdre confiance en leurs aînés, mais encore à croire que aussi que Dieu est un mythe. Est-il chrétien d'enseigner aux enfants des mythes et des mensonges ?
Ceci est interdit par le 9è commandement (Exode 20 :16, faux témoignage). Ceci peut paraître justifiable à la raison humaine et sans conséquence, mais dans Proverbes 14 :12 « Telle voie paraît droite à un homme mais son issue est la voie de la mort ».

En sondant les faits pour éprouver leur valeur nous apprenons avec surprise que cette habitude de célébrer Noël, n'est pas une célébration chrétienne mais une coutume païenne, une des voies de Babylone de laquelle Dieu nous demande de sortir dans Apocalypse 18 : 1-5.
En rapport avec tout ce qui vient d'être dit, l'ambiance dans laquelle Noël est fêtée aujourd'hui, l'accent est plus mis sur le commerce, -achat de cadeaux à s'offrir et à offrir- que sur un don à faire au Christ lui-même.
L'échange de cadeaux, est-il une coutume biblique ?
Certains peuvent s'appuyer sur le fait que les Mages ont offert des présents à Jésus dans le 2è chapitre de Matthieu. Deux choses au moins sont à considérer ; 1.) provenance des Mages ?
Orient. Chez les peuples d'Orient, on ne s'approche jamais des rois ou des grands personnages sans tenir à la main un présent. Cette coutume, souvent illustrée dans l'Ancien Testament est encore en vigueur aujourd'hui en Orient. 2.) Ils ont offert mais ils n'ont pas reçu de cadeaux.
Ce que nous pouvons dire et rappeler c'est que la coutume de se donner réciproquement des cadeaux ou des présents remonte aux fêtes saturnales qui duraient du 17 au 24 décembre. Je me permet de citer Tertullien dans sa condamnation de cette pratique par le chrétiens de son époque : « C'est nous qui sommes étrangers aux sabbats, aux nouvelles lunes, et aux fêtes, nous qui étions autrefois agréables à Dieu, c'est nous qui fréquentons maintenant les Saturnales, les fêtes du solstice d'hiver, les Matronymes ; on porte çà et là des présents, les cadeaux du nouvel an se font avec fracas, les jeux, les banquets se célèbrent avec des cris ; oh !
comme les païens sont plus fidèles à leur religion ; comme ils prennent soin de n'adopter aucune solennité chrétienne !
».

Donner un cadeau n'est pas une mauvaise chose en soi. Dieu nous autorise à donner, à faire du bien, à accorder de l'attention aux indigents. Mais pourquoi attendre exactement le mois de décembre pour le faire ?
Il ne faudrait pas donner des cadeaux dans le but de respecter une coutume mais plutôt au moment exact où ceux qui nous entourent en ont besoin, qu'ils soient amis, ennemis ou parents.
Si l'on s'appuie sur le geste des Mages envers Jésus, tout cadeau de Noël devait être offert à Christ et à son ?
uvre qui consiste à sauver des âmes du péché et de la mort.

Qu'est-ce qui prouve que Jésus n'est pas né le 25 décembre ?
Matthieu 2 :1,2 « Jésus étant né à Bethléhem en Judée, au temps du roi Hérode, voici des Mages d'Orient arrivèrent à Jérusalem, et dirent : Où est le roi des Juifs qui vient de naître ?
Car nous avons vu sont étoile en Orient, et nous sommes venu pour l'adorer ». Si Jésus était né le 25 décembre, comment les Mages, par un ciel couvert, pourraient-ils être guidés par une étoile depuis le pays d'Orient jusqu'à Bethléhem ?

Un deuxième fait c'est celui rapporté dans Luc 2 :1-20. Lorsque l'ange annonça la naissance aux bergers de Bethléhem, ils paissaient leurs troupeaux la nuit au milieu des champs. En Palestine, bien que la chaleur du jour soit considérable, le froid de la nuit de décembre à février est très vif, et les bergers n'avaient pas l'habitude de garder les troupeaux dans les champs après la fin d'octobre. Il est donc absolument incroyable que Jésus soit né le 25 décembre.
Un autre fait est à considérer. Lors de la naissance de Jésus, chaque femme, chaque enfant dut aller se faire enregistrer à la ville à laquelle il appartenait, et plusieurs avaient à faire une longue marche ; mais le milieu de l'hiver n'était pas propre à une pareille besogne, pour les femmes et les enfants.
Si quelqu'un pense que l'hiver n'est pas rigoureux en Palestine, qu'il se rappelle les paroles de Jésus dans Matthieu 24 :20. « Prier pour que votre fuite n'arrive pas en hiver ni un jour de sabbat ». Si l'hiver était une mauvaise saison pour fuir, ce n'était assurément pas une saison où les bergers pouvaient demeurer dans les champs, où les femmes et les enfants pouvaient voyager. Les écrivains les plus sincères reconnaissent que l'on ne peut pas déterminer le jour de naissance de notre Seigneur. S'il est impossible de déterminer la date de naissance de Jésus, nous pouvons tout de même, avec la Bible et l'histoire savoir l'époque. Nous prenons la grande chaîne prophétique de Daniel 8 :14 « 2300 soirs et matins puis le sanctuaire sera purifié » et expliquée dans Daniel 9 :23-27. Nous prenons les précisions du verset 25. « Depuis le moment où la parole a annoncé que Jérusalem sera rebâtie jusqu'à l'Oint, au conducteur?
. ».
Dans Esdras 7 :12-26 se trouve le décret du roi Artaxerxès qui fut promulgué en l'automne de l'année 457 av. J-C. selon l'histoire. A partir de cette date, il faut compter sept semaines ou 49 ans pour la reconstruction de Jérusalem, plus 62 semaines ou 434 ans pour aboutir au baptême de Jésus, moment où il fut oint du St-Esprit d'après Matthieu 3 :13-17. Le principe du calcul prophétique se trouve dans Nombres 14 :34 et Ezéchiel 4 :6 (1 semaine =7 jours ; 7 semaines = 49 jours).
7 semaines (49 ans) + 62 semaines (434 ans) donnent 69 semaines ou 483 ans. Pour trouver la date du baptême de Jésus, il suffit de soustraire 457 de 483, ce qui donne 26. Mais il ne faut pas oublier que le point de départ de la prophétie c'est l'automne et non le printemps. Donc pour avoir 483 ans révolus, il faut aller jusqu'à l'automne de l'année suivante, ce qui amène à l'automne de l'an 27 de l'ère chrétienne. Jésus est baptisé par Jean, le Baptiste et l'évangéliste Luc dit que « Jésus avait environ trente ans lorsqu'il commença son ministère ». Nous savons que l âge de la majorité pour exercer un ministère public au temps de Jésus, c'était trente ans révolu
Si en l'automne de l'an 27 de l'ère chrétienne Jésus a environ trente ans, pour trouver l'époque de sa naissance, il faut remonter le temps de trente années, ce qui aboutit à l'automne de l'an 4 avant l'ère chrétienne (an -4). Jésus est né en automne et non en hiver. Nous lisons dans Galates 4 :4 « Lorsque les temps ont été accompli, dieu a envoyé son Fils, né d'une femme, né sous la loi ».
Jésus est né c'est le sujet d'une grande joie pour tous les hommes . Un Sauveur nous été donné, mais c'est à la croix qu'il put réaliser le salut. C'est pourquoi la Bible met l'accent davantage sur la mort de Jésus. Ce fait de la mort qui donne le salut ressort de Genèse 3 :15, talon blessé. Nous comprenons aussi la raison de la sainte cène, la seule fête donnée par Jésus la veille de sa mort. Il nous recommande la célébration de cette cène dans Luc 22 :14-20. Au ciel les élus ne feront pas de Noël en se donnant des cadeaux, mais ils célébreront la victoire acquise sur la péché, la mort et le diable en jetant leurs couronnes aux pieds de Jésus et en lui rendant hommage et gloire. Puissions-nous tous avoir les yeux tournés vers la crois de Christ et nous réjouir en espérant la victoire, plutôt que de nous complaire dans l'ambiance d'une fête qui nous éloigne plus de Christ qu'autre chose.


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