Le coin des enfants - LA LOYAUTE DE BENJAMIN ( A.S.M.-J-C (F.R) )
Histoires pour les enfants
LA LOYAUTE DE BENJAMIN
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Au bout de la pelouse, là ou elle commençait à se confondre avec les buissons et les arbres du petit bois, papa avait construit la maison de jeu de Margot.
La fillette n’y était jamais aussi heureuse que toute seule avec Benjamin.
Benjamin, bien sur, était son chien – un magnifique berger, tout dévoué à sa petite maitresse de cinq ans. Ils jouaient gaiement ensemble, Benjamin faisant bien attention qu’il n’arrive aucun mal à Margot.
Un jour, tandis que Margot traversait le jardin pour aller à sa petite maison, elle entendit un cliquetis étrange. Elle n’avait jamais entendu de semblable, et elle regarda tout autour d’elle, se demandant ce que cela pouvait bien être.
Elle se remit à marché, mais un moment plus tard, le même cliquetis se fit entendre, plus proche cette fois.
Alors il se passa quelque chose. Soudain, Benjamin, qui avait marché tout près de Margot, se précipita en avant et une bataille terrible s’engagea.
Terrifié, Margot courut vers la maison.
- Maman ! maman ! cria-t-elle. Benjamin est en train de se battre. Viens vite ! Viens vite !
Maman traversa le jardin en courant et vit tout de suite ce qui se passait. Benjamin avait un serpent à sonnettes entre les dents. Ils roulaient l’un sur l’autre. C’était horrifiant !
A ce moment-là, papa arriva, une binette à la main. Il fit de son mieux pour frapper le serpent sans toucher Benjamin. Finalement, la bataille fut terminée. Le serpent était mort.
Alors papa prit Benjamin dans ses bras et examina sa fourrure. Il trouva trois morsures, deux sur son museau, une sur sa tête.
- Il peut lécher celles de son museau, dit-il mais pas celle de sa tête.
Le bon Benjamin, épuisé, s’allongea et se mit à lécher les morsures de son museau. Bientôt, sa tète se mit à enfler, et il ne ressembla même plus à un chien.
Papa retourna le voir, avec une Margot en pleurs à ses côtés.
- Est-ce qu’il va guérir, papa ? demanda-t-elle.
Papa examina de nouveau Benjamin.
- Il n’y a pas beaucoup d’espoir.
A moins que Jésus ne fasse quelque chose de spécial pour ton ami, Margot, j’ai bien peur que nous soyons obligés de lui dire au revoir.
Margot rentra en courant et, s’agenouillant près de son lit, elle ouvrit son petit cœur à Dieu.
- Oh ! Seigneur ! supplia-t-elle, Benjamin a été si courageux ! Il m’a protégée, et le méchant serpent la mordu, et maintenant il est très très malade. Papa dit qu’il va mourir si tu ne pas fais pas quelque chose très vite.
Alors, je t’en prie, fait vite quelque chose pour le guérir, parce que je ne peux pas me passer de lui ! Je l’aime trop ! Au nom de Jésus, amen.
Bientôt, Margot retourna voir Benjamin, lui apportant de l’eau fraiche à boire. Elle le trouva encore en vie. L’enflure avait visiblement diminué.
- Papa ! papa ! cria-t-elle en retournant à la maison. Benjamin est en train de guérir. C’est vrai ! Viens voir !
Papa retourna près du chien et put à peine en croire ses yeux. Benjamin allait vraiment mieux, et une semaine plus tard, on aurait dit qu’il ne lui était jamais rien arrivé.
Margot m’a dit qu’elle n’a jamais douté que c’était Dieu qui avait guéri son chien.
Je le crois aussi, et vous ?
A.S.M.-J-C (F.R)