Leçon de l'École du Sabbat
 
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Unir le Ciel et la Terre
1er trimestre 2026
12 - Vivre ensemble
Du 14 au 20 mars 2026
Samedi après-midi
Lecture de la semaine:
Col 3:18-4
:6;
Eph 5:22-25
, 33;
Pr 22:6,15
; 1 Pi 2:16; 1 Thes 5:17

Verset à mémoriser:
« Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun » (
Colossiens 4:6
, LSG).

Lorsque des personnes vivent et travaillent à proximité les unes des autres, elles doivent faire face à de nombreux défis. Les divergences d’opinions peuvent engendrer des tensions et des disputes.
Plus la relation est étroite, plus il est essentiel que toutes les personnes impliquées s’entendent.

Les relations les plus étroites se nouent, bien sûr, au sein de la famille. La maison est parfois appelée « l’entreprise familiale ». C’est une manière intéressante de décrire le fonctionnement du foyer. Il existe des similitudes évidentes entre la gestion d’une entreprise et celle d’un ménage. Il doit y avoir un accord général sur les valeurs et les objectifs communs. Chacun doit faire sa part pour le bon fonctionnement du groupe. Les mêmes principes s’appliquent à l’Église, qui est essentiellement une grande famille.

Dans notre verset à mémoriser de cette semaine, Paul énonce quelques principes essentiels pour le bon fonctionnement d’une famille chrétienne. Puisque le foyer chrétien devrait être régi par des principes bibliques, il fonctionne nécessairement un peu différemment du foyer romain typique. Paul donne également d’autres principes précieux utiles à diverses relations sociales, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du foyer.
Maris et femmes
Plusieurs séries d’instructions pour les foyers chrétiens sont incluses dans le Nouveau Testament (voir
Eph 5:21-6
:9;
Col 3:18-4
:1;
Tt 2:1-10
; 1 Pi 2:18-3:7). Il est à noter que ces « codes domestiques », comme on les appelle, ne sont pas complètement hiérarchiques mais comportent des éléments visant à rendre les relations plus réciproques et mutuellement édifiantes.

Lisez
Colossiens 3:18
, 19. Quel équilibre observez-vous? Quels conseils supplémentaires Paul donne-t-il dans Éphésiens 5:22-25, 33?

Certains hommes citent ce passage: « Femmes, soyez soumises à vos maris » (
Col 3:18
, LSG), puis s’arrêtent là, mais remarquez la précision importante que Paul ajoute: « comme il convient dans le Seigneur ». Nulle part le Nouveau Testament n’enseigne que les femmes doivent se soumettre à tous les hommes; ni que les épouses soient asservies ou subjuguées; ni qu’elles soient tenues d’obéir aveuglément à tous les caprices ou désirs de leur mari. Le point que Paul souligne est que la loyauté de l’épouse va d’abord au Seigneur, puis à son mari. L’individualité de l’épouse ne doit pas être engloutie par son mari, et celui-ci ne peut pas non plus se substituer à sa conscience.

L’amour du Christ pour l’Église, en se livrant Lui-même pour elle, illustre la manière dont les maris doivent aimer leurs femmes (
Eph 5:25
). Ils seront fidèles, quel qu’en soit le prix. Ils prendront des décisions qui servent au mieux les intérêts de leur épouse, lesquels devraient idéalement être alignés sur les leurs. Un tel amour facilite l’obéissance de la femme au commandement de Dieu de respecter son mari (
Eph 5:33
).

Un mariage chrétien sain se caractérise par la réciprocité: se consulter, réfléchir ensemble et prendre des décisions en tant que couple. Parfois, lorsqu’il s’agit de décisions ayant de sérieuses implications pour toute la famille, il peut être opportun d’inclure les enfants dans les discussions, mais les parents ne devraient jamais se quereller devant eux. Après un tel processus, si le mari et la femme ne parviennent pas à un accord, la voie biblique vers la paix consiste pour la femme à se soumettre à la décision de son mari, tant que cela ne viole pas la Parole de Dieu. De même, la plupart des maris, sinon tous, se sou- viennent de moments où ils étaient heureux d’écouter leur épouse et de suivre ses conseils. Plus le mari et la femme travaillent en équipe, plus le mariage sera heureux.

Comment pouvons-nous éviter de faire ce qui a malheureusement été fait tout au long de l’histoire: prendre les beaux principes exprimés dans ces textes et les transformer en quelque chose de mauvais?
Parents et enfants
Les enfants ont un rôle essentiel à jouer dans l’entreprise familiale. Ils ont besoin de savoir qu’ils sont aimés et appréciés en tant que membres de la famille et citoyens du royaume céleste. Le culte familial est crucial, simple mais régulier, matin et soir.
Dès leur plus jeune âge, les enfants peuvent commencer à aider au ménage et à d’autres responsabilités. Plus important encore, ils doivent tenir compte du commandement de Paul: « Enfants, obéissez en toutes choses à vos parents, car cela est agréable dans le Seigneur » (
Col 3:20
, LSG).

Lisez les passages suivants. Quels sont les principes donnés pour l’éducation des enfants?
1.
Pr 22:6
, 15
2. Mt. 19:14
3.
Dt 6:6
, 7
4.
Pr 1:8
, 9

Éduqués dans le Seigneur, par le précepte et par l’exemple, les enfants deviendront une bénédiction pour la famille, l’Église et au-delà. Et l’instruction de Paul pour les parents, comme celle donnée aux maris et aux femmes, est équilibrée et réciproque: « Pères, n’irritez pas vos enfants, de peur qu’ils ne se découragent » (
Col 3:21
, LSG).
La manière dont les parents, en particulier le père, interagissent avec les enfants et les disciplinent a un impact profond sur leur formation spirituelle.

Des études montrent également que lorsque les deux parents fréquentent l’Église, un pourcentage plus élevé d’enfants demeure pratiquant, comparé aux familles où un seul parent y participe. Plus surprenant encore, la fréquentation régulière de l’Église par le père, davantage encore que par la mère, favorise la persévérance des enfants dans la foi à l’âge adulte. Le rôle du père dans la formation spirituelle de ses enfants ne peut donc pas être sous-estimé. Il est crucial que les pères prennent leur rôle au sérieux.

Cependant, tous les pères n’ont pas été (c’est le moins qu’on puisse dire) des modèles pour leurs enfants. Comment le fait de connaitre Dieu comme notre Père peut-il contribuer à la guérison là où elle est nécessaire, surtout lorsque des pères terrestres ont causé de graves dommages?
Les relations au travail
Lisez
Col 3:22-25
et
Col 4:1
. Quelles sont les instructions données aux esclaves? Quels principes s’appliquent aux relations de travail en général?

Aujourd’hui, certains évoquent l’esclavage pour reléguer certains conseils bibliques au passé, voire discréditer entièrement les Écritures. Mais, ironiquement, cela tient peu ou pas compte des contextes historiques dans l’Israël de l’Ancien Testament et dans l’Église du Nouveau Testament. Les êtres humains sont créés à l’image de Dieu et sont destinés à la liberté, comme tous les êtres intelligents de Dieu.
Les lois mosaïques interdisaient aux Israélites d’être des esclaves à perpétuité (
Dt 15:12
) et fixaient à six ans la durée maximale de service pour rembourser les dettes financières (
Ex 21:2-6
;
Lv 25:39-43
). L’esclavage dans la Bible, bien que choquant selon nos standards actuels, n’avait rien à voir avec les pratiques abominables de l’esclavage occidental, qui fut un fléau et un crime horrible contre l’humanité.

À l’époque du Nouveau Testament, l’Église devait fonctionner dans le cadre de la loi romaine, laquelle permettait la possession d’esclaves, « mais, contrairement aux formes modernes d’esclavage, la loi romaine accordait aux esclaves des droits et des opportunités considérables, et tenter de renverser cette pratique aurait pu menacer l’avancement de l’Évangile ». (Clinton Wahlen, “Culture, Hermeneutics, and Scripture: Discerning What Is Universal,” in Frank M. Hasel, ed., Biblical Hermeneutics: An Adventist Approach, Silver Spring, MD: Biblical Research Institute/Review and Herald Academic, 2020, p. 166.)

En réalité, au sein de l’Église, contrairement à l’Empire romain en général, la première obligation de l’esclave était envers le Seigneur. Et leurs maitres avaient reçu l’ordre de les traiter équitablement, « sachant que vous aussi vous avez un maitre dans le ciel » (
Col 4:1
, LSG). De plus, Paul avait demandé à Philémon de ne plus traiter Onésime comme un esclave, mais comme un frère (
Phm 16
). En fait, dans l’Ancien et le Nouveau Testament, les croyants sont appelés esclaves (ou serviteurs) de Dieu (voir, par exemple,
Ps 34:22
;
Lc 17:10
; 1 Pi 2:16).

Même si nous n’aimons pas les contextes culturels dans lesquels certains textes bibliques ont été écrits, nous devons toujours reconnaitre l’autorité du texte biblique. Autrement, nous plaçons notre culture au-dessus des Écritures. La meilleure option est d’examiner tout ce que la Bible dit sur un sujet avant de parvenir à une conclusion sur ce que Dieu nous enseigne réellement.

Pensez à la façon dont ce passage pourrait s’appliquer à vos relations au travail. En quoi ses principes pourraient-ils vous être utiles en tant que chef d’entreprise ou employé?
Prier les uns pour les autres
Lisez
Colossiens 4:2-4
. Quels principes de prière trouvez-vous dans ces versets? Quelles requêtes de prière Paul fait-il?

Certaines des paroles les plus importantes que nous puissions dire à quelqu’un qui est aux prises avec des problèmes de toutes sortes, qu’il s’agisse de la famille, de la santé, de l’argent ou d’autre chose, sont: « Je prie pour toi ». C’est le moyen privilégié par le ciel pour nous relier les uns aux autres et à Dieu. « Il entre dans le plan de Dieu de nous accorder, en retour de la prière de la foi, ce que nous n’obtiendrions pas si nous ne le demandions pas. » Ellen G. White, La tragédie des siècles, p. 463.

Remarquez les termes percutants que Paul emploie pour décrire la prière:
« Persévérez », « veillez-y » et « avec actions de grâces » — ce qui indique qu’il s’agit d’une prière de foi (
Col 4:2
, LSG). Il nous dit de prier « en tout temps » (
Eph 6:18
) et « sans cesse » (1 Thes 5:17). Le fait le plus étonnant, c’est que même si « nous ne savons pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières l’Esprit lui même intercède par des soupirs inexprimables » (
Rm 8:26
).

Relisez
Colossiens 4:3
. Quelle « porte pour la parole » (LSG) Dieu pour- rait-Il vous ouvrir pour que vous partagiez votre foi?

Il est significatif que Paul ait également prié pour trouver les mots justes. Parfois, quand nous lisons ses lettres ou ses discours dans le livre des Actes, nous imaginons que l’apôtre était toujours éloquent, sans jamais douter de ce qu’il devait dire. Mais ici, il demande qu’on prie pour qu’il puisse proclamer le message clairement. Il utilise également un mot grec très important (dei) dans la dernière partie du verset, qui peut être traduit par « comme je dois en parler » (
Col 4:4
, LSG), soulignant la nécessité divine de l’œuvre de proclamation de l’Évangile. Il reconnaissait l’importance de présenter le message aux personnes aux plus hauts niveaux du gouvernement romain, y compris à la maison de César.

« Il n’est pas toujours nécessaire de se mettre à genoux pour prier, mais prenons l’habitude de parler au Sauveur lorsque nous sommes seuls, lorsque nous marchons et lorsque nous travaillons. Que de notre cœur monte sans cesse une prière silencieuse, afin de recevoir la lumière, la sagesse et la force dont nous avons besoin. Que chaque respiration soit une prière. » Ellen G. White, Le ministère de la guérison, pp. 364.
Marcher dans la sagesse
Quelle est la vérité la plus importante que nous, chrétiens, puissions connaitre? Bien sûr que Jésus-Christ est mort pour nos péchés et que, par la foi en Lui, nous pouvons avoir la vie éternelle. C’est une vérité que nous n’aurions jamais pu découvrir par nous-mêmes, mais qui devait nous être dite, ou révélée. Et cela nous a été révélé dans la Parole de Dieu.

Il y a beaucoup de vérité, de connaissance et de sagesse que nous n’aurions jamais connues sans ce que Dieu nous a révélé dans Sa Parole. Mais cette connaissance et cette sagesse ne nous ont pas été données simplement comme une information ou comme un simple savoir. Au contraire, nous devons vivre cette vérité, cette connaissance et cette sagesse dans notre vie.

Lisez
Colossiens 4:5
, 6. Dans quelles situations Paul indique-t-il que nous devons marcher « avec sagesse »? Pourquoi?

Hélas, il nous arrive, en tant que chrétiens, d’agir d’une manière qui contre-dit notre foi. Et, comme Paul l’a indiqué (citant
Esa 52:5
), Israël était aussi une pierre d’achoppement pour les non-croyants: « Car le nom de Dieu est à cause de vous blasphémé parmi les païens » (
Rm 2:24
). La façon dont nous agissons envers les autres, en particulier ceux qui ne partagent pas notre foi, compte beaucoup (voir
Tt 2:5
,
2 Pi 2:2
). Dans un foyer chrétien, la tenue d’un rassemblement de jeunes consacré à la prière plutôt qu’à des divertissements futiles, l’attention portée aux autres dans les moindres détails, ainsi qu’un esprit paisible et patient, constituent un témoignage éloquent pour quiconque observe si notre profession de foi est sincère ou non.

Dans
Colossiens 4:6
, Paul insiste particulièrement sur les paroles que nous prononçons:
« Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce » (LSG). Plus que simplement aimables ou polies, nos paroles doivent être inspirées et imprégnées par la grâce de Dieu, à travers l’influence du Saint-Esprit.

« Assaisonnée de sel. » Contrairement au sens courant du mot « salé » appliqué au langage, nos mots doivent être appropriés et attrayants pour ceux à qui nous nous adressons.

« Afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun » (
Col 4:6
, LSG). Seul le Saint-Esprit peut nous inspirer les paroles justes, au moment opportun et pour le but approprié, et préparer l’esprit des auditeurs à recevoir le message que nous « devons » partager (ici aussi, le mot dei est utilisé — voir les commentaires d’hier sur
Col 4:45
).

Pensez à vos paroles, à vos actions et à votre façon de vous comporter envers les autres. Quel message transmettez-vous sur votre foi et sur ce que signifie le fait d’être chrétien?
Réflexion avancée:
« Chaque membre devrait prendre conscience du fait qu’il est personnellement responsable du rôle qu’il doit jouer pour assurer le confort, l’ordre et la bonne marche de la vie familiale. Nul ne devrait manifester d’animosité envers l’un ou l’autre des membres de la famille. Tous devraient s’engager à se faire du bien mutuellement en s’encourageant, en se témoignant de la gentillesse, un esprit de pardon et de patience; en parlant calmement, avec douceur, en évitant toute confusion. Chacun devrait s’efforcer d’alléger les soucis de la mère

« Chaque membre de la famille doit comprendre exactement le rôle qu’il doit jouer en harmonie avec les autres membres. Tous, de l’enfant de six ans jusqu’aux plus âgés, devraient savoir qu’ils doivent porter leur part des fardeaux de la vie. » Ellen G. White, Le foyer chrétien, p. 171.

« Nous devons laisser le Christ entrer dans nos cœurs et nos foyers si nous vou- lons marcher dans la lumière. La maison devrait être faite de tout ce que le mot implique. Ce devrait être un coin du paradis sur la terre, un endroit où les affections sont cultivées au lieu d’être réprimées. Notre bonheur dépend de cette culture de l’amour, de la sympathie et de la vraie courtoisie les uns envers les autres… Nous devons oublier nos propres intérêts, étant toujours à l’affût d’occasions, même dans de petites choses, de montrer de la reconnaissance pour les faveurs reçues d’autrui, et chercher des occasions d’encourager les autres, d’alléger et de soulager leurs chagrins et leurs fardeaux par des actes de tendresse et de petites attentions d’amour. ces délicates attentions, qui commencent au sein de la famille et s’étendent au-delà, composent une grande part du bonheur de la vie; et la négli- gence de ces petites choses constitue la somme de l’amertume et du chagrin de la vie. » (Ellen G. White, Testimonies for the Church, vol. 3, pp. 539, 540.)

Discussion:

1) Pour les couples mariés, quels principes vous ont aidés dans votre rela- tion? Quels conseils donneriez-vous aux célibataires et comment devraient- ils se préparer aux défis que le mariage apporte toujours?

2) De nombreux parents aimants et attentionnés qui ont élevé leurs enfants dans de bons foyers chrétiens font souvent face à des enfants adultes qui rejettent la foi. Quels conseils et réconfort pouvez-vous leur donner? Qu’est-il préférable de ne pas dire du tout?

3) Discutez davantage de l’exhortation à marcher « avec sagesse ». En revanche, que signifie le fait de marcher dans la « folie » par opposition à la sagesse? Qu’avez-vous appris des différentes fois où vous avez eu à marcher dans l’une ou l’autre?
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